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Sunday, November 26, 2023

La puissance émotive d'un deuil collectif - La Presse

« Je ne sais pas pourquoi ça m’atteint autant. » Cette phrase, vous l’avez peut-être souvent entendue depuis la mort du chanteur Karl Tremblay, qui a provoqué une vague de tristesse au Québec et parmi les admirateurs en Europe. Une anthropologue, une sociologue et une psychologue nous aident à la comprendre.

Il était tard à Paris lorsque Laure Turcati a appris la mort de Karl Tremblay, sur Facebook. Elle est tout de suite allée voir son conjoint. « Et j’ai pleuré », dit la femme de 39 ans, qui a déjà vécu au Québec.

Karl Tremblay ne faisait pas partie de ses proches ; Laure ne le connaissait qu’à travers les chansons et les spectacles des Cowboys Fringants. « C’est étrange, d’être aussi triste, et que ça occupe autant l’esprit », confie la mère de famille. « Quelle émotion singulière de se sentir en deuil pour quelqu’un avec qui on n’a jamais parlé, mais dont la voix est si familière », a-t-elle écrit sur Facebook. C’est sur les réseaux sociaux, d’ailleurs, que Laure Turcati a trouvé un apaisement, en lisant les innombrables témoignages d’admirateurs partageant sa peine.

La tristesse entourant la mort du chanteur des Cowboys Fringants s’est traduite par des rassemblements spontanés, par des hommages et par des témoignages. Mardi, au Centre Bell, une cérémonie d’hommage national se tiendra en son honneur. Mais dans les maisons, loin des projecteurs, les gens ont été nombreux à verser des larmes en réécoutant les chansons qui ont bercé les deux dernières décennies.

L’anthropologue Luce Des Aulniers s’intéresse aux deuils répercutés sur le plan public depuis la mort de la princesse Diana, en 1997. Elle fait le parallèle entre la mort de Karl Tremblay et celle de Guy Lafleur, en 2022, par la mythologie du personnage, sa détermination, sa simplicité. « Avec, en prime, de la musique à la fois si juste et si percutante », dit-elle.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Jean-François Pauzé et Marie-Annick Lépine ont remercié les gens de L’Assomption lors d’un rassemblement à la mémoire de Karl Tremblay le lendemain de sa mort.

Selon Luce Des Aulniers, la mort de Karl Tremblay déploie chez les gens des sensibilités qui sont « en miroir » de celles exprimées par les Cowboys Fringants. Composées par Jean-François Pauzé et incarnées par Karl Tremblay, les chansons du répertoire du groupe reflètent autant l’univers politique que l’univers intime du monde dans lequel on vit, dit-elle. Peu d’artistes l’ont fait avec une telle constance et une telle ferveur, estime la professeure émérite au département de communication sociale et publique de l’UQAM.

Dans des morts comme ça, on va pleurer ce qui va nous manquer, d’abord simplement parce que Les Cowboys Fringants nous ont déjà fait sentir plus vivants, plus reliés.

Luce Des Aulniers, anthropologue

C’est ce que Laure Turcati ressent. « Ce qui me rend triste, c’est l’énergie des concerts, le partage avec le public. »

Selon Luce Des Aulniers, la mort de Karl Tremblay peut aussi générer un sentiment d’injustice et une forme d’inquiétude devant cette place laissée vide.

D’autres chagrins

Il est clair que les manifestations de tristesse collective sont amplifiées par les médias et par les réseaux sociaux. Mais Luce Des Aulniers y voit aussi une forme de déplacement vers d’autres pertes, d’autres chagrins qui n’ont pu être exprimés. « Ça donne aux chagrins une légitimité qu’ils n’ont pas dans notre société, dit Luce Des Aulniers. Essayez de pleurer dans le métro… »

Présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou a la même impression. « Quand il semble y avoir une disproportion entre l’émotion vécue et la connaissance qu’on avait de la personne, on pleure beaucoup d’autres choses, aussi. Ça ramène aux deuils qu’on a faits et à ceux qui viennent. » Romain Pierron, qui suivait Les Cowboys Fringants depuis 15 ans, est conscient que la mort de Karl Tremblay le renvoie à sa propre histoire. « J’ai perdu mon père au même âge, il y a 18 ans de ça », dit-il.

Parce que Karl Tremblay était un père de famille de 47 ans, et par les valeurs humaines qu’il véhiculait, le public peut facilement s’identifier à lui, souligne la psychologue Christine Grou. Mais sa mort, dit-elle, a ceci de particulier : elle signifie aussi la fin des Cowboys Fringants tels qu’on les connaissait. Et pour plusieurs, les chansons du groupe sont intimement associées à des souvenirs.

C’est ce qui se passe quand il y a un deuil collectif : c’est comme si on perdait une époque.

Christine Grou, psychologue

Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de la musique, qui ponctue les évènements de nos vies, souligne la sociologue Diane Pacom. « Ce sont des sons qui, agencés d’une certaine façon, reflètent la réalité d’une époque et émeuvent les gens de cette époque, dit-elle. En ce sens, c’est extraordinaire. »

PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE

Le Canadien de Montréal a rendu hommage à Karl Tremblay au Centre Bell le 16 novembre dernier.

Stéphanie Ruel, 32 ans, a cette impression d’avoir grandi avec Les Cowboys Fringants. La chanson En berne la ramène à ses 10 ans, lorsqu’elle a saisi dans quel genre de monde on évolue. « Je n’ai jamais été autant attristée par la mort d’un artiste », confie-t-elle.

Perte de repères

Dans la culture populaire contemporaine, les chanteurs sont un peu comme les saints de l’Église des temps du passé, estime Diane Pacom, professeure émérite à la faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa. « On développe non seulement des affinités avec eux, mais aussi des rapports presque familiaux », observe-t-elle. Ces personnages, dit-elle, créent des réseaux, des tribus : soit parce qu’on les aime, soit parce qu’on les déteste.

« Ce sont des phénomènes qui consolident la société, résume Diane Pacom. Ces gens deviennent des points de repère. Quand ils meurent, c’est horrible pour ceux qui les aimaient. »

Que faire de cette tristesse ? La transformer en action, estime Luce Des Aulniers. Les Cowboys Fringants ont su incarner l’indignation créatrice, la conscience écologique, la compassion, la tendresse. « La puissance de cette tristesse, on peut la transposer en petits et grands engagements concrets. Et ça, c’est l’hommage le plus fidèle à un legs », conclut-elle.

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Quoi voir au Salon aujourd'hui | La Presse - La Presse

Une grande plume de la littérature haïtienne

C’est l’autrice India Desjardins qui animera le grand entretien avec Gary Victor, romancier, scénariste et journaliste haïtien qui sera de passage dans la métropole. La discussion couvrira sa carrière et son œuvre, dont son plus récent roman, Le violon d’Adrien, paru en août chez Mémoire d’encrier et qui fait écho à ses propres blessures d’enfance.

De 13 h 30 à 14 h 15, à l’Espace littéraire

Autour du père

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

L’auteur Simon Brousseau

La table ronde Mon père : mon héros, mon rival réunira Simon Brousseau, Akim Gagnon et Marc Cas­sivi, respectivement auteurs de Chaque blessure est une promesse, Granby au passé simple et Nos fistons, le temps de plonger dans les mul­ti­ples facettes de la fig­ure pater­nelle et de la rela­tion père-fils. Catherine Voyer-Léger animera la discussion.

De 12 h 15 à 13 h 15, à l’Espace littéraire

Soin et bien-être

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

L’autrice Vanessa Bell

La romancière française Maud Ankaoua, qui a signé Plus jamais sans moi, discutera avec Vanessa Bell (autrice de l’ouvrage Fendre les eaux, sur la baig­nade en eau froide) ainsi que la psychoéducatrice, conférencière et autrice Stéphanie Deslauriers de ce que signifie « prendre soin ». Une ren­con­tre axée sur la san­té et le bien-être, animée par Valérie Chevalier.

De 11 h à 12 h, à l’Agora

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Palmarès 2023 | Les 12 vrais influenceurs de La Presse | La Presse - La Presse

Malgré les crises qui se succèdent, ils mettent à profit leurs talents et leur énergie pour améliorer le monde qui les entoure. Pour la deuxième fois, La Presse vous présente sa sélection des vrais influenceurs de l’année, une douzaine de personnalités qui rêvent grand et voient large. Elles ont été choisies par un jury de journalistes et de chroniqueurs parmi les centaines de candidatures que vous nous avez soumises.

Yannick Nézet-Séguin

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Yannick Nézet-Séguin

Influenceur, Yannick Nézet-Séguin l’est résolument. Par ses choix artistiques, son attitude de leader rassembleur et ses looks qui défient les codes, celui qui est considéré comme l’un des chefs les plus doués de sa génération nous mène à la baguette. Et on ne s’en plaint pas.

Yannick Nézet-Séguin est né en 1975 à Montréal. Il a été formé notamment au Conservatoire de musique du Québec et à l’Université Rider, au New Jersey, il est nommé directeur artistique et chef principal de l’Orchestre Métropolitain en 2000.

De 2008 à 2018, il est à la tête de l’Orchestre philharmonique de Rotterdam. En 2012, il devient directeur musical de l’Orchestre de Philadelphie. En 2018, il succède à James Levine au Metropolitan Opera de New York.

Il a remporté trois Grammy : Florence Price avec l’Orchestre de Philadelphie (2022), Fire Shut Up In My Bones avec le MET (2023) et Voice of Nature – The Anthropocene (2023). Il est en lice pour deux autres prix Grammy en vue du gala de février prochain.

Il est à la tête de deux orchestres établis sur deux continents différents, ainsi que d’un des opéras les plus réputés au monde – le Metropolitan Opera de New York. Qui d’autre a déjà été nommé chef ‟à vie” d’un orchestre (honneur que lui a fait l’Orchestre Métropolitain), à part lui ? Sa trajectoire en fait un modèle de réussite et une inspiration.

Alexandre Vigneault, journaliste

Léa Clermont-Dion et Annabel Soutar

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Léa Clermont-Dion et Annabel Soutar

Une génération les sépare, mais elles appartiennent à la même communauté d’esprit et de valeurs. Annabel Soutar et Léa Clermont-Dion ont toutes deux décidé de prendre la parole et de créer des œuvres qui dénoncent l’inacceptable, pour faire bouger les choses et les gens.

Née au début des années 1990 à Rawdon, l’autrice et réalisatrice Léa Clermont-Dion est titulaire d’un doctorat en science politique de l’Université Laval. Elle est aujourd’hui chercheuse postdoctorale à l’Université Concordia. Elle a notamment coréalisé avec Guylaine Maroist le documentaire Je vous salue salope et la série T’as juste à porter plainte avec Gianluca Della Montagna. Il y est question du processus judiciaire encadrant les plaintes pour violences sexuelles. On y suit en partie son parcours.

Née à Montréal dans les années 1970, Annabel Soutar a étudié la dramaturgie et la mise en scène à l’Université Princeton, aux États-Unis. En 2000, elle crée la compagnie Porte Parole avec l’acteur Alex Ivanovici, qui mise sur le théâtre documentaire. Plus de 75 000 personnes ont vu la pièce J’aime Hydro, de Christine Beaulieu, produite par la compagnie. Projet Polytechnique, présentement à l’affiche du TNM, est aussi une création de Porte Parole.

Par son talent de communicatrice et son intelligence, Léa Clermont-Dion est devenue un visage incontournable du féminisme au Québec. À travers son documentaire sur la misogynie ou son livre racontant son procès contre son agresseur sexuel, elle met la lumière sur les violences faites aux femmes, encourageant des discussions difficiles, mais essentielles sur la place publique.

Alexandre Pratt, chroniqueur

Si le théâtre documentaire à la J’aime Hydro a fait son chemin, c’est beaucoup grâce à Annabel Soutar et à sa compagnie Porte Parole. Ils creusent depuis plus de 20 ans la réalité, avec la rigueur des journalistes les plus chevronnés, pour poser un regard sur le monde qui soit à la fois critique et plein d’empathie.

Alexandre Vigneault, journaliste

Sasha Luccioni et Ravy Por

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Sasha Luccioni et Ravy Por

Les progrès spectaculaires de l’intelligence artificielle vous dépassent ou vous inquiètent ? Notre grande chance : nous avons au Québec des experts qui maîtrisent cette technologie et font preuve de vigilance à son égard. Y compris deux étoiles montantes de cet écosystème : Sasha Luccioni et Ravy Por.

Sasha Luccioni est née en 1990 en Ukraine. Elle habite Montréal depuis l’âge de 21 ans. En 2016, elle a fait un doctorat en informatique cognitive à l’UQAM.

Ses modèles ? « Je viens d’une longue tradition de femmes en science. Ma mère est en statistiques mathématiques, ma grand-mère était chimiste, mon arrière-grand-mère était géologue. C’est une culture de femmes qui font de la recherche qui m’inspire beaucoup. »

Ravy Por est née en 1985 à Québec de parents originaires du Cambodge. Elle a notamment un baccalauréat en mathématiques de l’Université de Montréal et fait actuellement une maîtrise à temps partiel en génie industriel à Polytechnique Montréal.

Ses modèles ? Son père et sa mère. « Ce qu’ils ont traversé, que ce soit le génocide au Cambodge, arriver dans un nouveau pays en hiver sans parler français ni anglais, se débrouiller, aider les gens de la communauté, aider leurs familles au Cambodge… Je me dis que j’aimerais être aussi résiliente et humble que mes parents. »

Les membres du jury n’ont pas débattu longtemps de la candidature de Sasha Luccioni, de Hugging Face. Son parcours remarquable, son rayonnement international, ses préoccupations environnementales et son implication sociale en font une incontournable de notre palmarès.

Philippe Mercure, chroniqueur

Non seulement Ravy Por impressionne par son parcours scolaire et professionnel, malgré une enfance en milieu défavorisé, mais elle s’implique aussi beaucoup socialement. Elle ouvre l’univers des finances, des mathématiques et de la technologie au plus grand nombre et de multiples manières, en plus d’avoir fondé l’OBNL Héros de chez nous et créé une websérie.

Marie-Eve Fournier, chroniqueuse

Stéphanie Jecrois et Laurent Levesque

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Stéphanie Jecrois et Laurent Levesque

Certains sont plus doués que d’autres pour s’attaquer à bras-le-corps à ce qui cloche autour d’eux. Les étudiants n’arrivent plus à se loger ? Laurent Levesque mise sur la construction de milliers de logements. Il manque de femmes en entrepreneuriat et en technologie ? Stéphanie Jecrois outille des centaines d’entre elles. Portrait de deux entrepreneurs inspirants.

Stéphanie Jecrois est née à Port-au-Prince, en Haïti, en 1973. Elle est diplômée en marketing et en gestion d’entreprise. Elle est la cofondatrice et directrice générale de Technovation Montréal.

Laurent Levesque est né à Montréal en 1988. Il est diplômé en urbanisme et en gestion de l’innovation sociale. Il est le cofondateur et directeur général de l’UTILE, entreprise d’économie sociale spécialisée dans la construction de logements étudiants.

En ‟reprogrammant” des générations de jeunes filles pour qu’elles osent se projeter en technologie et en entrepreneuriat avec son entreprise Technovation Montréal, Stéphanie Jecrois a indéniablement une influence positive sur la société. Le jury a vu dans son programme de mentorat une formidable source d’inspiration pour des adolescentes appelées à écrire les nouveaux codes de notre monde.

Rima Elkouri, chroniqueuse

D’ici trois ans, 3000 étudiants pourront se loger à un prix abordable grâce à l’UTILE, l’entreprise sociale qu’il a fondée. Une initiative concrète, qui améliore la qualité de vie de milliers de jeunes.

Alexandre Pratt, chroniqueur

Farnell Morisset

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE/PHOTO FOURNIE PAR FARNELL MORISSET

Farnell Morisset

Des parents et des enseignants montrent ses vidéos aux ados, des moins jeunes le reconnaissent dans les aéroports. Pourtant, Farnell Morisset mise sur des faits plutôt que sur ses opinions, et traite de sujets complexes comme l’immigration, la démocratie ou l’avortement.

Farnell Morisset est né à Québec en 1988. Il est un ingénieur diplômé de l’Université Laval, bachelier en droit de l’Université McGill, étudiant à la maîtrise à la London School of Economics and Political Science. Avocat membre du Barreau de l’Ontario et de l’État de New York, il a travaillé pendant près de cinq ans au bureau new-yorkais de la firme Goodwin.

Ses vidéos en français sur des sujets sociaux, politiques et économiques sont suivies par plus de 59 000 abonnés sur son compte TikTok. Désireux d’offrir également un point de vue québécois en anglais, il alimente un compte TikTok anglophone suivi par près de 9000 abonnés.

En abordant des sujets d’actualité de façon intelligente et posée sur les réseaux sociaux, Farnell Morisset nous est apparu comme un influenceur qui fait vraiment œuvre utile à l’heure où les réseaux sociaux sont gangrenés par la désinformation et la polarisation. Il contribue de brillante manière à nourrir le débat et la réflexion.

Rima Elkouri, chroniqueuse

Ernest Jr. Edmond et Karine Gravel

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Ernest Jr. Edmond et Karine Gravel

Elle vit à Saguenay, lui est un Montréalais d’origine haïtienne. Elle s’occupe des tout-petits, lui, des ados. Mais leur point en commun transcende le reste : chacun, à sa façon, épaule les adultes de demain pour en faire des citoyens engagés. Lumière sur l’implication de Karine Gravel et d’Ernest Jr. Edmond, deux influenceurs de l’ombre qui ont à cœur le bien-être de la jeunesse.

Né à Port-au-Prince, en 1989, Ernest Jr. Edmond arrive au Québec à l’âge de 6 ans. Il détient un baccalauréat en langues modernes, une mineure en commerce et un certificat en gestion philanthropique. Cofondateur et directeur général des Ballons intensifs, organisme voué à renforcer l’engagement des jeunes en milieu défavorisé par l’entremise du basketball, il est également entraîneur de basketball.

Karine Gravel est née en 1982, dans les Laurentides. Technicienne en tourisme, elle est également diplômée de deuxième cycle en gestion de l’École nationale d’administration publique. Fondatrice et directrice générale de la Garderie Nature et maman passionnée de plein air, elle figure parmi les précurseures de l’éducation par la nature en petite enfance au Québec.

Aider des centaines de jeunes issus de milieux défavorisés à se découvrir à travers le basketball : voilà la mission que s’est donnée Ernest Jr. Edmond il y a près de 15 ans avec Les ballons intensifs. Depuis, il œuvre dans l’ombre à former l’engagement social et culturel de la jeunesse, de Montréal à Gatineau.

Léa Carrier, journaliste

Avec sa garderie dans la nature, Karine Gravel a une influence majeure sur un nombre relativement restreint d’enfants. Ce n’est pas moins admirable, au contraire. Pour les enfants qui fréquentent le lieu de vie qu’elle a créé, l’impact positif sera permanent, les premières années de vie étant décisives. Ce n’est pas pour rien que les autres milieux de garde s’en inspirent.

Marie-Eve Fournier, chroniqueuse

France Labelle et Benoît Robert

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

France Labelle et Benoît Robert

Parfois, l’influence naît d’idées toutes simples qui répondent à des besoins évidents. C’est seulement des années plus tard que ceux qui les portent – et ceux qui les voient aller – réalisent l’importance du rôle joué chemin faisant. La cofondatrice du Refuge des jeunes, France Labelle, et le fondateur de Communauto, Benoît Robert, peuvent en témoigner.

France Labelle est née à Montréal en 1955. Elle est titulaire d’un baccalauréat en enseignement de l’histoire de l’Université du Québec à Montréal et d’une scolarité de maîtrise en psychoéducation de l’Université de Montréal. Elle est cofondatrice du Refuge des jeunes et directrice générale depuis 1992.

Benoît Robert est né à Montréal en 1964. Il est titulaire d’un baccalauréat en biologie de l’Université du Québec à Montréal et d’une maîtrise en aménagement du territoire et développement régional de l’Université Laval. En 2022, il a été nommé au sein de l’Ordre du Canada « pour son apport au développement de l’industrie de l’autopartage et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ».

Depuis qu’elle a cofondé le Refuge des jeunes de Montréal, il y aura bientôt 35 ans, son travail acharné a permis à plus de 20 000 jeunes hommes sans abri et en difficulté de trouver du soutien, du réconfort, et d’être aidés dans la dignité.

Alexandre Pratt, chroniqueur

Benoît Robert est un entrepreneur animé d’une véritable mission sociale. Son bébé, Communauto, génère des bénéfices autant pour l’environnement et la mobilité que sur la qualité de vie des citoyens. Son influence sur le Québec est concrète, en croissance constante depuis 30 ans et en phase avec les plus grands défis de notre époque.

Philippe Mercure, chroniqueur

Découvrez notre jury

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le jury qui a choisi les 12 vrais influenceurs 2023 de La Presse était formé des journalistes Alexandre Vigneault et Léa Carrier ainsi que des chroniqueurs Philippe Mercure, Rima Elkouri, Alexandre Pratt et Marie-Eve Fournier. Ce jury a évalué chaque candidature en fonction des retombées positives, du rayonnement, de la pérennité et du caractère innovant de ses actions, ainsi que de la qualité de son parcours.

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Saturday, November 25, 2023

Une cinquantaine d'enfants malades assistent au défilé du père Noël - TVA Nouvelles

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  1. Une cinquantaine d'enfants malades assistent au défilé du père Noël  TVA Nouvelles
  2. Une foule monstre pour le défilé du père Noël  La Presse
  3. Mont-Joli : place au défilé du père Noël  journal le soir
  4. Défilé du père Noël: des milliers de personnes attendues à Montréal  TVA Nouvelles
  5. Des milliers de Québécois au centre-ville pour le 71e défilé du père Noël  La Presse
  6. Afficher la couverture complète sur Google Actualités

Une cinquantaine d'enfants malades assistent au défilé du père Noël - TVA Nouvelles
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Les Cowboys Fringants: leur concert symphonique sera présenté à la télé, voici quand - Noovo Moi

Ce concert à la fois grandiose et intimiste a été enregistré à la Maison symphonique de Montréal avec les musiciens de l'OSM.

Cette formule différente nous permet de redécouvrir leurs chansons qu'on connaît déjà par coeur. 

En plus du mardi 28 novembre à 20h, on pourra voir Les Cowboys Fringants en concert avec l’Orchestre symphonique de Montréal le vendredi 1er décembre à 21h et le samedi 2 décembre à 21h à Télé-Québec.

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Une communauté mobilisée pour le 65e Noël du Pauvre - Le Nouvelliste

Il s’agit d’un nouveau record pour l’événement, puisque quelque 30 000$ de plus sont venus garnir les coffres par rapport à la cagnotte de l’an dernier qui était de 753 468$. En plus des traditionnels barrages routiers et des activités de levée de fonds tenues tout au long de l’année, notamment dans les écoles et les entreprises, on célébrait aussi le 30e anniversaire du marathon du Noël du Pauvre.

Nancy Roy, résidente de Nicolet, en était à sa 26e année comme volontaire.

Dans les coulisses, une armée de bénévoles était également mobilisée pour répondre aux appels et recevoir les dons des citoyens. Nancy Roy, résidente de Nicolet, en était à sa 26e année comme volontaire. «Les gens sont toujours généreux. Moi, j’appelle dans les municipalités toutes les heures pour savoir à quel montant elles sont rendues. On est toujours surpris d’année en année. C’est toujours une bonne récolte, il n’y a pas de mauvaise récolte», expose-t-elle.

«Un gros show»

Nancy Sabourin, chef des services français de Radio-Canada en Mauricie-Centre- du-Québec et productrice du Noël du Pauvre.

«C’est un des plus gros shows de l’année, je pense, dans la région. Un téléthon de six heures, c’est unique. C’est unique pour Radio-Canada aussi, c’est le seul et dernier téléthon qu’on produit dans tout le Canada», affirme Nancy Sabourin, chef des services français de Radio-Canada en Mauricie-Centre-du-Québec et productrice du Noël du Pauvre.

«C’est une grosse initiative avec des dizaines de techniciens. Aujourd’hui, il y a 170 artistes qui sont sur la scène, autant des membres de chorales, des animateurs, des chanteurs», signale celle qui a également animé l’événement pendant une décennie.

Parmi les artistes qui ont défilé sur scène, il était notamment possible de retrouver Émily Bégin, Bruno Pelletier, Fred Pellerin, Dan Bigras, Anik St-Pierre, Sara Dufour, Martine St-Clair et Marie-Élaine Thibert. La soirée était animée par Marie-Claude Julien, qu’on peut entendre à la barre de l’émission de radio Toujours le matin diffusée par Radio-Canada. Elle était accompagnée de Rémi-Pierre Paquin, Alex Perron et Émilie Perreault pour l’appuyer dans cette mission.

La chanteuse trifluvienne Julie Massicotte a aussi foulé les planches de la salle J.-Antonio-Thompson pour interpréter quelques succès de Ginette Reno. Celle qui écoutait déjà le téléthon, enfant, en rêvant un jour d’y performer, en était à sa quatrième participation à l’événement. «Je me sens vraiment dans mon salon sur cette scène. Je me sens comme en famille. C’est une belle soirée de générosité», indique-t-elle.

La chanteuse trifluvienne Julie Massicotte a aussi foulé les planches de la salle J.-Antonio-Thompson pour interpréter quelques succès de Ginette Reno.

«Le temps des Fêtes, c’est un temps de réjouissance et d’abondance. Je refuse que quelqu’un n’ait rien à manger, ne puisse pas nourrir ses enfants et ne puisse pas se nourrir. Alors, humblement, par mon talent, je viens donner de la chaleur, de l’amour, mais surtout encourager les gens à prendre le téléphone pour être généreux.»

Des temps difficiles

«La classe moyenne, je vous dirais qu’elle n’existe plus beaucoup. Il y a un fossé entre la richesse et la pauvreté et le visage de la pauvreté a changé aussi. Je connais des gens qui ont deux ou trois jobs pour arriver et ils ne mangent pas trois repas par jour. Ça, c’est ici, au Québec.»

—  Julie Massicotte

Malgré la crise de l’inflation et le coût de la vie en constante évolution, les donateurs ont fait preuve d’une grande générosité. «Il n’y a pas d’objectif au Noël du Pauvre, plus on amasse d’argent, plus on en redistribue aux gens dans le besoin parce qu’il n’y a pas moins de demandes d’année en année», confie Nancy Sabourin.

Les élèves de l'école Val-Marie ont amassé 4350$.

«Je dirais que je sens une belle fébrilité sur le terrain et aussi dans les activités qui ont précédé le téléthon, qui est une portion très importante de toute la campagne. Il y en a eu beaucoup, il y a eu des gros montants, il y a eu une grosse mobilisation. Ce soir, c’est le point culminant de tout ça.»

«J’entends entre les branches qu’on va peut-être battre des records sur les barrages parce qu’on a cette année une nouveauté, le tiptap, donc les gens peuvent donner avec une carte de débit ou de crédit. Les gens n’ont plus toujours d’argent liquide sur eux, donc ça leur donne l’occasion de donner. Je pense que cette année, ça va être fort», prévoyait la productrice du téléthon en début de soirée.

Les gens d’affaires de la région n’étaient, eux aussi, pas en reste. Ils ont été nombreux à venir remettre des chèques tout au long de la soirée qui était sous la présidence d’honneur de Me Cassy Bernier, notaire et ancienne présidente de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières.

Jean Boulet était venu remettre un chèque de 22 000$. Il prend la pose avec Paulin Bureau, président du conseil d’administration du Noël du Pauvre.

La classe politique aussi s’est mobilisée. Rencontré sur place, le ministre du Travail et député de Trois-Rivières, Jean Boulet n’était pas venu assister au spectacle les mains vides. Au contraire, il a remis un chèque de 22 000$ au nom du gouvernement du Québec. «C’est mon événement annuel et j’ai sollicité l’ensemble de mes collègues, députés et ministres», a-t-il révélé.

«Je suis bien fier de faire ce geste-là pour le bénéfice de toutes les personnes qui ont des difficultés à avoir un Noël qui est décent, qui est humain. Pour moi, le Noël du Pauvre, c’est une fête de partage et de solidarité, même si ça fait cliché. Il faut le faire avec notre cœur et c’est ce que je suis venu faire.»

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Friday, November 24, 2023

Le chanteur Corneliu est recherché par la police - 7 Jours

Ne s'étant pas présenté au palais de justice de Montréal jeudi matin, le chanteur Corneliu Munteanu est désormais recherché par la police, alors que la Cour a lancé un mandat d’arrestation à son endroit.

• À lire aussi: Accusé d’avoir drogué deux personnes, l’ex-académicien Corneliu comparaît mercredi au palais de justice

L’homme de 40 ans fait face à deux chefs d’accusation pour avoir soi-disant, drogué à leur insu deux victimes lors de deux événements distincts qui se seraient déroulés en 2013 et en 2016. 

Lors de sa dernière comparution, où il n’était pas présent, son avocate disait déjà avoir du mal à le joindre. Un ordre d’être présent a été donné à ce moment pour sa comparution aujourd’hui.  

Il ne s’est toutefois jamais présenté. Son avocate ne semblait toujours pas avoir de nouvelles de lui.

«À la dernière date, le juge avait demandé à l’accusé d’être présent à la cour aujourd’hui. Monsieur n’était pas présent, donc un mandat a été lancé par la juge», Me Laurence-Fanny L’Estage, la procureure aux poursuites criminelles et pénales. 

Photo Martin Alarie

S’il est intercepté, Corneliu pourrait être arrêté et amené devant le tribunal. 

Le chanteur est accusé d’avoir intoxiqué deux personnes.

L’homme de 40 ans a été arrêté le 11 novembre 2022.

Peu de détails ont filtré sur l’affaire, mais le Journal de Montréal rapportait qu’un premier événement se serait produit en août 2013.

Le deuxième événement aurait eu lieu trois ans plus tard, en juin 2016. Cette deuxième accusation concerne une seconde victime. 

Ce n’est toutefois qu’en novembre 2022 qu’une enquête a été lancée par le SPVM concernant ces deux événements où il aurait administré une substance délétère.

À VOIR AUSSI: Toutes les grandes stars qui ont chanté avec les Académiciens au fil des ans

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Québec changera ses lois pour rehausser le contenu québécois sur les plateformes en ligne - Le Devoir

Le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, veut voir et entendre davantage de contenu d’ici sur les plateformes en ligne à la Netflix et ...