Stéphan Bureau rejette du revers de la main les conclusions de l’ombudsman de Radio-Canada, qui a jugé que l’animateur d’Ici Première avait manqué aux normes et pratiques journalistiques de la Société d’État lorsqu’il a reçu le très contesté médecin français Didier Raoult à son émission,Bien entendu.
«Je ne m’excuserai pas d’avoir fait ce qui me semblait, et me semble encore, être une entrevue normale, peut-être banale. Ce qui est anormal, et pas banal du tout, ce sont les proportions que l’affaire a prises. Je laisserai donc à d’autres le soin de ramper et de demander pardon», a déclaré Stéphan Bureau, durant son émission, vendredi matin.
Dans une décision rendue publique mercredi à la suite d’une plainte, l’ombudsman Pierre Champoux estime que Stéphan Bureau aurait dû poser davantage de questions pour «recadrer ou corriger» certaines affirmations fausses du médecin connu pour avoir fait la promotion de l’hydroxychloroquine pour traiter la COVID-19.
Il croit que l’équipe de Bien entendu aurait dû tirer profit du fait que l’entrevue avait été enregistrée six jours avant sa diffusion pour prendre les moyens nécessaires pour rétablir les faits.
Opinion non partagée, non respectée
La riposte de Stéphan Bureau est sans équivoque. «L’usage voudrait que je dise: je respecte l’opinion de l’ombudsman, mais je ne la partage pas. Or je ne la partage pas et je ne la respecte pas non plus.»
L’animateur ne voit pas pourquoi il faudrait prendre des précautions supplémentaires lorsqu’il reçoit «certains indésirables controversés» et estime que le public n’a pas à «être mis à l’abri de lui-même».
Contacté par Le Journal, un porte-parole de la SRC a mentionné que la direction avait eu des discussions avec M. Bureau et qu’il n’y aurait aucune mesure disciplinaire à son endroit.
LOS ANGELES | L’Américaine Amanda Knox, devenue célèbre après avoir été au cœur d’une retentissante affaire criminelle dans laquelle elle a finalement été acquittée, a accusé un nouveau film de «tirer profit» de son affaire.
«Stillwater», sorti vendredi dans les salles aux États-Unis, raconte l’histoire d’un Américain (Matt Damon) qui se rend en France pour tenter d’aider sa fille (Abigail Breslin), en prison après avoir été accusée du meurtre de son amie, qu’elle assure ne pas avoir commis. Il se fait aider par une Française (Camille Cottin).
Son réalisateur, Tom McCarthy, a dit s’être librement «inspiré» de l’affaire dans laquelle Amanda Knox a été impliquée, tout en affirmant que son scénario était différent.
Amanda Knox a passé quatre ans dans une prison italienne après le meurtre, en 2007, de sa colocataire britannique Meredith Kercher, pour lequel elle était co-accusée avec son petit ami de l’époque Raffaele Sollecito. Elle a finalement été mise hors de cause.
«Mon nom m’appartient-il? Et mon visage? Qu’en est-il de ma vie? Mon histoire? Pourquoi mon nom est-il utilisé pour parler d’événements dont je ne suis pas responsable?», a écrit l’Américaine sur les réseaux sociaux.
«J’en reviens à ces questions parce que d’autres personnes continuent à tirer profit de mon nom, de mon visage et de mon histoire sans mon consentement. Dernier exemple en date: le film Stillwater», a-t-elle poursuivi, en critiquant également les médias qui parlent de la «saga Amanda Knox».
Dans le film, il s’avère que l’accusée a en fait «demandé au tueur de l’aider à se débarrasser de sa colocataire», dit l’Américaine, 34 ans aujourd’hui.
«Comment pensez-vous que cela affecte ma réputation?», demande-t-elle au réalisateur.
«En changeant les faits autour de mon innocence (...), en effaçant le rôle des autorités dans ma condamnation arbitraire, McCarthy renforce l’image selon laquelle je suis coupable et non digne de confiance», ajoute-t-elle.
La jeune femme a enfin invité Tom McCarthy et Matt Damon à participer à son podcast. «Je parie que l’on pourrait avoir une conversation fascinante sur l’identité, la perception du public et sur qui devrait être bien placé pour exploiter un nom, un visage et une histoire qui sont entrés dans l’imagination du public».
Camille Cottin incarne la redoutable Andréa dans Appelez mon agent. Celle qui tourne de plus en plus en anglais, notamment dans la série Killing Eve et dans le prochain film de Ridley Scott, House of Gucci, est la vedette de Stillwater aux côtés de Matt Damon. Le film réalisé par Tom McCarthy prend l’affiche ce vendredi après avoir été présenté à Cannes. Entrevue avec celle qui y incarne le personnage de Virginie.
Émilie CôtéLa Presse
Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas pour Camille Cottin. Il y a trois semaines, elle foulait le tapis rouge du Festival de Cannes deux fois plutôt qu’une pour les films Stillwater et Mon légionnaire. Quand nous l’avons eue au bout du fil, la semaine dernière, elle était en Angleterre. « Je suis en quarantaine, donc du coup, la différence est énorme », lance-t-elle.
Quel paradoxe ! Le jour où Camille Cottin nous a dit devoir s’isoler en vue de tourner la quatrième saison de la série Killing Eve, c’était la levée de nombreuses restrictions sanitaires en Angleterre.
Aller à Cannes n’est pas sans conséquence pour l’actrice devenue célèbre pour son personnage d’Andréa dans la série à succès Appelez mon agent. En octobre 2020, elle y a attrapé la COVID-19 lors du festival Canneseries, consacré aux séries télévisées du monde entier.
PHOTO VALÉRY HACHE, AGENCE FRANCE-PRESSE
Matt Damon et Camille Cottin sur le tapis rouge avant la présentation du film Stillwater au Festival de Cannes, le 8 juillet dernier
« En plus, je disais dans toutes les interviews qu’on pouvait continuer à vivre malgré le virus et trois jours après, j’étais au lit ! », raconte Camille Cottin avec une autodérision franchement sympathique.
Cette fois-ci, c’est sans aucun virus mais avec beaucoup d’émotion que Camille Cottin a quitté Cannes. Le film Stillwater, dont elle est la vedette avec Matt Damon et dont Tom McCarthy (Spotlight) signe la réalisation, a enfin pu être vu par un public dans une salle de cinéma. Sur la Croisette, en l’occurrence, au Grand Théâtre Lumière. Le film était hors compétition, mais on a vu des images de Matt Damon qui peinait à retenir ses larmes lors de la longue ovation qui a suivi la projection officielle.
Le film a été reporté d’un an. C’était émouvant de découvrir le film tous ensemble avec l’équipe. À un moment, on ne savait même pas si le film allait pouvoir sortir en salle.
Camille Cottin, actrice
Stillwater prendra l’affiche partout en Amérique du Nord le 30 juillet. « C’est un film de cinéma. Cela m’aurait crevé le cœur que cela ne sorte que sur une plateforme. »
Choc culturel
Pour les membres américains de l’équipe de tournage, c’était un retour dans le sud de la France. Stillwater a été tourné dans la ville où le film se déroule en grande partie, soit Marseille. « C’est à une heure de Cannes et nous sommes allés y présenter le film avec toute l’équipe, précise Camille Cottin. Pour toutes ces raisons, c’était émouvant. »
D’autant plus que Stillwater expose le choc culturel vécu par un Américain de l’Oklahoma qui débarque à Marseille. Un homme de peu de mots, que certains qualifieraient de redneck, qui veut aller visiter sa fille emprisonnée depuis cinq ans pour le soi-disant meurtre de sa petite amie. Bill Baker (Matt Damon) restera finalement pour tenter de la sortir de prison. C’est par ailleurs l’actrice Abigail Breslin (LA Little Miss Sunshine) qui incarne sa fille.
Quant au personnage de Camille Cottin, Virginie, elle aidera Bill dans sa sorte d’enquête et de règlement de comptes.
Tom McCarthy voulait que le scénario – inspiré des faits vécus par l’Américaine Amanda Knox en Italie – ne soit ni français ni américain. Par souci d’authenticité, il a fait appel à deux scénaristes français (Thomas Bidegain et Noé Debré).
PHOTO JESSICA FORDE, FOURNIE PAR FOCUS FEATURES
Matt Damon et Camille Cottin durant le tournage de Stillwater
J’ai lu le scénario d’une traite. J’ai adoré le fait que ce soit un thriller en apparence et que le film prenne une tout autre direction pour devenir un drame plus intimiste et un film de personnages.
Camille Cottin, actrice
« Le mien est la voix de l’espoir, de la tolérance et de l’ouverture, ajoute-t-elle. Elle est entière, intègre. Forte, mais avec beaucoup de douceur. »
Virginie guide Bill et veille aussi sur lui. Bill s’attache aussi à la fille de Virginie, Maya.
À travers cette rencontre improbable, le film nous invite à comprendre les gens à travers leur passé et à défaire nos préjugés. Les amis de Virginie ne peuvent s’empêcher de demander à Bill s’il a voté pour Trump et s’il a des armes à feu. De son côté, Bill, qui a un grand cœur, s’efforce d’apprendre le français. Il n’a jamais vu une pièce de théâtre de sa vie, mais il s’intéresse au métier d’actrice de Virginie.
Des personnages tout en contrastes
Dans le jeu, vu leur personnage, Matt Damon joue tout en retenue alors que Camille Cottin incarne une femme à la personnalité solaire. Un défi ?
« Tom a voulu qu’on fasse d’abord une semaine de lecture avec tous les acteurs et c’était merveilleux, relate Camille Cottin. C’est rare qu’on prenne ce temps. Ensuite, on a tourné de façon chronologique et j’ai beaucoup aimé cette façon de travailler. »
PHOTO JOHANNA GERON, REUTERS
Camille Cottin et Matt Damon au Festival de Cannes
Les acteurs s’apprivoisaient au même titre que leurs personnages. « J’ai admiré la concentration de Matt, son énergie... Pour moi, il a complètement disparu derrière Bill Baker. »
Pour les cinéphiles québécois, il est intéressant de voir un film où les cultures américaine et française se côtoient loin des clichés des cartes postales. Dans la vie comme au cinéma, il est rare de voir un Bill Baker échanger avec de jeunes Français d’origine arabe ou d’assister à un match de foot de l’OM au Vélodrome.
« Le film ne juge jamais ses personnages », dit avec raison Camille Cottin.
De grands rôles en anglais
Camille Cottin s’est fait connaître grâce à Appelez mon agent. En France comme à l’étranger, car la série a été acquise par Netflix. L’actrice maîtrise bien l’anglais, car elle a passé une partie de son adolescence à Londres. En 2016, elle a eu un rôle dans le film Allied, réalisé par Robert Zemeckis, qui mettait en vedette Marion Cotillard et Brad Pitt.
Sa carrière à l’étranger a le vent dans les voiles. Elle sera du film House of Gucci, de Ridley Scott (avec Adam Driver et Lady Gaga), et elle est de la distribution de la série de la BBC Killing Eve, créée par Phoebe Waller Bridge.
Signe que la réalité peut dépasser la fiction, Camille Cottin a le même agent américain que Sigourney Weaver (Billy Lazarus) depuis que cette dernière a été la vedette d’un épisode d’Appelez mon agent.
L’avenir ? « C’est l’inconnu et on verra bien », lance Camille Cottin.
La seule chose qu’elle peut contrôler, c’est la qualité et la passion de son travail, nous dit-elle.
« Je viens du théâtre et j’ai fait de l’image tardivement. J’ai toujours approché mon travail de façon artisanale et j’ai l’impression d’être l’artisan de ce qui m’arrive. [...] Le travail est notre seule valeur à peu près sûre. Dans le travail, il y a une énergie qui nous est toujours rendue. »
Ce l’est très certainement dans Stillwater, qui prend l’affiche ce vendredi.
La nouvelle selon laquelle l’actrice Scarlett Johansson poursuit Disney a eu l’effet d’une bombe jeudi. Dans une poursuite déposée en son nom, la vedette affirme que le studio s’est placé en situation de rupture de contrat en sortant simultanément en salle et sur sa plateforme Disney+ la superproductionBlack Widow.
En effet, le contrat de la star, dont le salaire est lié au montant des recettes en salle, garantissait une sortie d’abord exclusive aux cinémas. C’est le Wall Street Journal qui a le premier publié l’histoire. « Disney a intentionnellement incité Marvel [propriété de Disney] à rompre l’accord, sans justification, afin d’empêcher Mme Johansson de tirer les pleins bénéfices de son entente avec Marvel. »
Selon la poursuite, l’actrice appréhendait un tel scénario, et ce, avant même la pandémie : avec le lancement de sa plateforme Disney+, le géant avait besoin de contenus attrayants. Aussi les représentants de Scarlett Johansson contactèrent-ils Disney dès 2019 afin de s’assurer que l’entente pour une sortie exclusive en salle pour Black Widow tenait.
Dans un courriel de réponse envoyé par l’avocat en chef de Marvel, Dave Galluzzi, inclus dans le dossier de la poursuite et dont le Wall Street Journal a obtenu copie, on peut lire l’assurance que la sortie se ferait selon un modèle prévu, en salle : « Nous comprenons que si le plan change, nous devrons en discuter avec vous et parvenir à un accord, car l’entente est basée sur une série de [très gros] bonus au box-office », dixit Me Galluzzi.
Or, lorsque Disney a annoncé que Black Widow serait au nombre de ses films à sortir en même temps en salle et sur Disney+, l’actrice et son équipe ont contacté Disney afin de renégocier le contrat, toujours selon la poursuite. La démarche serait demeurée lettre morte.
Pertes de revenus
En l’occurrence, l’évocation de « très gros bonus » n’est pas une exagération : comme le révèle encore le Wall Street Journal, une personne au fait du dossier estime que Scarlett Johansson pourrait perdre jusqu’à 50 millions de dollars américains.
De fait, le box-office de Black Widow, sorti le 9 juillet, est arrivé en deçà des attentes, avec des recettes nord-américaines lors de la première fin de semaine de 80 millions de dollars américains (alors un record pour le contexte pandémique) et internationales de 78 millions, plus 60 millions en visionnement sur demande premium à 30 $ la location.
Ce dernier chiffre a été dévoilé par Disney, ce qui n’a pas manqué d’étonner l’industrie, les statistiques de diffusion en continu (streaming) étant d’habitude jalousement gardées. Le box-office du film est à ce jour estimé à 318 millions, toutes plateformes confondues. Mais étant donné le budget de 200 millions, c’est trop peu. Pour mémoire, plusieurs films de Marvel-Disney ont franchi le cap du milliard en revenus.
Évidemment, la pandémie a changé la donne, mais Black Widow est sorti dans un contexte où d’autres studios recommençaient à prioriser la salle.
Réplique de Disney
Disney a rejeté du revers de la main les accusations de la vedette en qualifiant la poursuite de « sans valeur ». Dans un communiqué relayé jeudi par des médias américains, le studio affirme que la diffusion de Black Widow sur Disney+ « a considérablement amélioré la capacité [de Johansson] à gagner une rémunération supplémentaire en plus des 20 millions de dollars qu’elle a reçus à ce jour ».
« La poursuite est particulièrement malheureuse et pénible dans son mépris insensible pour les effets mondiaux terribles et prolongés de la pandémie de COVID-19 », ajoute la compagnie de divertissement.
Qu’importe son issue, cette poursuite pourrait avoir d’importantes répercussions dans l’industrie à l’heure où de plus en plus de studios, et surtout les conglomérats qui possèdent ceux-ci, tendent à miser davantage sur les plateformes de diffusion en continu.
Comme le résumeVariety : « La poursuite de Johansson pourrait encourager plus d’acteurs à demander une compensation supplémentaire pour les films qui ont migré vers des services de streaming et pourrait conduire les agents à inclure un langage plus strict dans les contrats concernant la compensation si une sortie en salles exclusive est compromise ou contournée. »
Une autre possibilité, cela étant, est que Disney choisisse de proposer un règlement à l’amiable.
Sire Gauvain, aspirant chevalier rongé par le doute, relève le défi lancé par un énigmatique colosse vert venu interrompre un rassemblement de la Table ronde. Qu’un brave vienne porter un coup à l’être surnaturel ; il lui rendra la pareille un an plus tard. Mais ce qui est censé n’être qu’« un simple jeu » se révélera un périple balisé d’épreuves et de pièges tendus au jeune Gauvain, dans une quête où il fera surtout face à lui-même.
Sylvain SarrazinLa Presse
Pure coïncidence, deux productions mettant en scène la légende arthurienne partent à la conquête de nos écrans à quelques semaines d’intervalle. Même thème, mais traitements antithétiques : pendant que les spectateurs de Kaamelott se bidonnent en regardant les pitreries de la bande du roi Arthur, dans la salle voisine, ceux goûtant The Green Knight (Le chevalier vert) se retrouvent plongés dans une aventure contemplative et philosophique basée sur le célèbre poème narrant la quête de Sire Gauvain.
Déjà portée à l’écran en 1984 avec le navrant Sword of the Valiant, cette légende méritait amplement une mise à jour cinématographique, bien plus digne que la coiffure ridicule arborée par Miles O’Keefe à l’époque (il ressemblait davantage à He-Man qu’à un chevalier de la Table ronde). Surtout, de larges libertés avaient été prises par rapport au texte original pour mieux servir la formule « film d’action ». Et c’est là un des grands atouts de The Green Knight : le respect de l’œuvre littéraire, autant qu’une adaptation à l’écran puisse le permettre, tout en esquivant la tentation de concocter un film de cape et d’épée où duels d’escrime et cascades s’enchaînent.
Car la légende arthurienne, plus chargée qu’une charrette en symbolisme, ne peut être réduite à des faits d’armes ; porté par ce souffle, David Lowery (The Old Man and the Gun, A Ghost Story) livre ainsi un long métrage à l’ambiance de conte introspectif, mystérieusement grave, où le cœur du combat se déroule davantage sur le terrain psychologique. Une approche suggérée à merveille par l’envoûtante photographie, à grand renfort d’atmosphères brumeuses, sombres, indéchiffrables et oniriques, récoltées directement en terres irlandaises, en parfait écho avec les tourments d’un Gauvain plein de vulnérabilité.
On salue bien bas l’excellent – et moderne – choix de Dav Patel (Slumdog Millionaire, Lion) pour incarner ce chevalier torturé, traduisant avec brio ses états d’âme au fil des 125 minutes pendant lesquelles il reste le point de mire quasi exclusif de la caméra.
Le réalisateur Stephen Weeks, bien qu’ayant fait de Sean Connery son chevalier vert dans Sword of the Valiant, avait passablement trahi l’esprit de la légende arthurienne. Un tort que The Green Knight vient réparer, restituant avec force et justesse l’âme philosophique et symbolique du poème original. L’honneur est sauf.
Charlotte Le Bon tourne actuellement dans les Laurentides son tout premier long-métrage,Falcon Lake, qui met en vedette Sara Montpetit, Monia Chokri et Karine Gonthier-Hyndman.
Le nom du jeune comédien français Joseph Engel apparaîtra aussi sur l’affiche. Le film raconte les péripéties estivales d’un adolescent de Paris qui va passer ses vacances dans un chalet près d’un lac, au Québec, dont sa mère est originaire.
Durant son séjour, le gamin de 13 ans développe une connexion singulière avec la fille de 16 ans d’une vieille amie de sa maman.
Photo courtoisie, Fred Gervais
Coproduction Québec-France, le tournage de cette adaptation du roman Une sœur, de Bastien Vivès, a débuté le 23 juillet et se poursuivra jusqu’au 29 août. À noter que la musique originale sera signée par Klô Pelgag.
Devant, puis derrière la caméra
Établie en France depuis plus de 10 ans, Charlotte Le Bon s’est d’abord fait remarquer en tant que Miss météo déjantée de la chaîne Canal+ avant d’enchaîner les tournages comme comédienne, dans l’Hexagone et aux États-Unis, où elle a donné notamment la réplique à Joseph Gordon-Levitt, Christian Bale et Oscar Isaac.
En 2018, elle avait présenté son premier court-métrage comme réalisatrice, Judith Hotel, au Festival de Cannes. En entrevue au Journal, en 2019, elle avait révélé qu’elle travaillait sur l’adaptation du roman de Vivès tout en confessant son désir de renouer avec le Québec.
«Je me suis acheté une maison sur le bord d’un lac parce que j’ai l’intention de venir passer plus de temps ici, surtout durant l’été, quand c’est un peu moins frénétique, côté travail, en France. Et aussi parce que mon pays et ma famille me manquent. Même si ça fait 10 ans que j’habite Paris, culturellement, ça m’épuise. J’ai besoin de revenir au Canada pour me ressourcer», confiait-elle.
Les deux adolescents qui ont manqué à l’appel depuis jeudi à Val-d’Or ont été finalement retrouvés sains et saufs.
Naymes et Miliana Papatie, âgés respectivement de 14 et 11 ans, « sont revenus d’eux-mêmes au poste de police en fin de soirée », a indiqué la Sûreté du Québec (SQ).
Le garçon et la fille sont «en bonne santé», a ajouté la SQ.
Leur disparition qui a fait paniquer leurs proches a été signalée jeudi vers midi.