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Monday, November 29, 2021

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale - Le Journal de Montréal

Ils l’avaient annoncé lors de la première émission, et ils l’ont fait. Cindy, Rahmane et Yoher sont revenus à Révolution pour gagner, et lors de leurs deux derniers numéros, dimanche soir, ils ont prouvé qu’ils méritaient ce grand prix de 100 000$.

S’ils n’ont jamais douté de leur détermination à remporter cette troisième saison de Révolution, les trois danseurs confient qu’ils sont néanmoins passés par des moments difficiles pendant l’aventure. «On avait un plan depuis le début et on a gardé notre concentration sur cet objectif», a expliqué Rahmane au téléphone depuis Malte, où il participe à une création du Cirque du Soleil, en compagnie de Yoher. 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Le défi était pourtant grand pour ces trois danseurs qui évoluent dans des styles de danse différents. «On s’est vraiment inspirés les uns et les autres, a expliqué Rahmane. On est trois danseurs d’âges, de styles et d’origines différents, c’était normal qu’on utilise ce métissage pour inspirer nos numéros, mais aussi pour délivrer un message.» Mais dans ce travail de création, chacun avait son mot à dire. «On a collaboré en poussant la recherche, tout en mettant nos trois univers en commun», a poursuivi Yoher. 

Encouragement mutuel

La motivation du trio s’est renouvelée sans cesse, étape après étape. «Chacun de nous a dépassé l’étape à laquelle il avait perdu dans une saison précédente, a détaillé Rahmane. Ça nous a donné un summum de confiance en nous pour la finale parce qu’on savait qu’on était capables. Yoher avait perdu à cette ultime étape, mais Cindy et moi, on voulait lui redonner tout ce qu’il nous avait apporté précédemment pour qu’on se dépasse. La finale est vraiment le moment où on s’est le plus mis à nu.» 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Pour Cindy, qui travaille à Montréal, on est toujours plus fort pour les autres que pour soi-même. «La finale, c’était une façon pour nous de soutenir et de se dépasser pour Yoher qui avait perdu à ce moment-là à la première saison. On était derrière lui et on voulait gagner pour lui.» 

Une finale intense

Même si leur supériorité artistique et technique ne faisait aucun doute, Yoher a vécu la finale plus difficilement que les autres. «C’était difficile parce que je suis déjà passé par là, et la première fois ne s’était pas terminée comme j’aurais voulu, a-t-il analysé. J’avais confiance en nous trois, dans notre façon de travailler et de pousser les mouvements et la créativité au maximum. Mais j’étais stressé parce que j’avais peur que ce que j’avais vécu se reproduise une nouvelle fois. J’étais très fébrile, mais Cindy et Rahmane m’ont beaucoup soutenu, et on a réussi.» 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

S’ils se sentent aussi forts à trois, c’est parce que chacun apporte ses points forts au groupe. Pour Rahmane, «chacun a une force par rapport aux autres. Yoher est plus dans la mise en scène, Cindy est forte dans la recherche chorégraphique, et moi, je suis plus dans l’improvisation et l’urbain. On avait tellement d’idées qu’il fallait chaque fois choisir la bonne.» 

Un prix à trois

Les trois gagnants ne savent pas encore comment ils vont utiliser la somme de 100 000$ qu’ils ont remportée avec la finale. «On est des danseurs et on fait ça pour l’art avant tout. On ne fait pas ce métier pour l’argent. Pour le prix, on est encore en réflexion sur l’utilisation de cet argent. Il y a plusieurs choses que l’on veut faire et notamment 

prendre soin de nous. On a travaillé fort, il y a eu des blessures, nos corps ont été soumis à un travail acharné et on va certainement utiliser une partie de cet argent pour nous réparer et prendre soin de nous.» Les décisions se prendront quand les deux gars reviendront de Malte, à la mi-décembre. 

Une finale enlevante  

La finale de Révolution est toujours une émission très festive où l'on met tous les styles de danse en évidence à travers des numéros à grand déploiement. Ce dimanche n’a pas fait exception. Le numéro d’ouverture, sur la musique de Pump Up The Jam, a vu défiler l’ensemble des participants de cette troisième saison dans une chorégraphe hétéroclite de Team White. 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Les quatre finalistes se sont ensuite succédé pour la première partie de cette finale. Willow a proposé une chorégraphie plus romantique, mais aussi plus abstraite qu’auparavant. «On sait qu’on n’est pas les meilleurs danseurs du monde, mais on a une complicité inégalable», a annoncé William. 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Les maîtres ont salué leur sens de l’esthétique, leur technique ainsi que leur créativité conceptuelle foisonnante. 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Yannick et Éliana se sont ensuite montrés très créatifs avec un numéro inspiré du cinéma. Le moment révolution leur a causé bien des soucis en répétition, et ils l’ont parfaitement réussi pour la première fois lors du tournage. Lydia a félicité leur musicalité et leur côté enfantin qui donne beaucoup de joie. 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Tommy a choisi de faire un numéro qu’il avait lui-même chorégraphié, mais qui n’était pas à la hauteur de ce qu’il avait proposé en demi-finale. Les Twins ont tenu à souligner le fait que peu de monde a pensé, au départ, qu’il se rendrait aussi loin. Lydia lui a d’ailleurs conseillé de planifier une tournée d’audition des compagnies, car il est assurément un danseur à fort potentiel. 

«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Enfin, Cindy, Rahmane et Yoher ont livré une prestation exceptionnelle autour d’un cube lumineux. Leur moment révolution était à la hauteur du numéro, splendide. 

Deuxième étape

Cindy, Rahmane et Yoher ont récolté 97 points (48 pour la prestation et 49 pour la révolution), et Willow, 94 (48 et 46), ce qui les a qualifiés pour l’ultime étape. Yanick et Éliana ont obtenu 90 points et Tommy, 89. 

Sur la chanson Papaoutai, de Stromae, une vingtaine de danseurs ont finalement proposé un extrait du spectacle de Révolution en tournée, qui recommence à l’hiver prochain. 

Pour leurs 45 dernières secondes de la saison, Willow et le trio ont offert des moments de grâce. Chacun des mouvements était concis, maîtrisé, significatif et émouvant. À ce niveau de qualité et de précision, les départager n’a certainement pas été facile pour les maîtres. 

Au cours de la soirée, la troupe T.Acos s’est vu remettre une bourse de 5000$ pour le talent et l’évolution et Break City All Stars, une bourse du même montant pour le meilleur moment révolution de l’année.

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Une exposition d'œuvres de Dylan s'ouvre à Miami - La Presse

(Miami) Bob Dylan raconte des histoires à travers ses chansons depuis 60 ans, mais récemment, le maître parolier américain a également capturé des moments dans une nouvelle série de peintures qui, tout comme ses chansons, sont intimes et un peu mystérieuses.

Adriana Gomez Licon Associated Press

L’exposition la plus complète d’art visuel du lauréat du prix Nobel qui se tiendra aux États-Unis sera présentée mardi à Miami au Patricia & Phillip Frost Art Museum. Quarante nouvelles pièces de l’auteur-compositeur de 80 ans seront présentées pour la première fois.

L’exposition avec plus de 180 acryliques, aquarelles, dessins et sculptures en ferronnerie débutera la même semaine qu’Art Basel Miami Beach et se poursuivra jusqu’au 17 avril sans aucun arrêt annoncé pour le moment. Les billets sont vendus 16 $ et sont réservés par créneaux horaires.

« Retrospectrum » comprend certaines des œuvres de Dylan des années 1960, à commencer par des croquis au crayon qu’il a faits de ses chansons telles que Highway 61 Revisited et Like a Rolling Stone. Ses pièces, empruntées à des collections privées du monde entier, comprennent également des croquis abstraits des années 1970 et sont présentées dans six grandes salles, mais la grande majorité a été créée au cours des 15 dernières années.

« Il était reconnu de toutes les manières possibles en tant qu’écrivain, compositeur, chanteur, interprète, etc. C’est maintenant que le public voit aussi le dernier élément », a déclaré Shai Baitel, qui a conçu le spectacle en tant que directeur artistique du Musée d’art moderne de Shanghai, où il a fait ses débuts. « Dylan est capable de s’exprimer de tant de façons. »

Une toile géante à couper le souffle d’un coucher de soleil à Monument Valley sur la ligne Utah-Arizona sert d’introduction aux dernières œuvres de Dylan. Il a mentionné son admiration pour le réalisateur de films occidentaux John Ford, qui a utilisé ce même paysage emblématique dans plusieurs de ses films.

Passé le mur avec la peinture des buttes rougeâtres se trouve une salle avec la nouvelle série intitulée « Deep Focus », du nom d’une technique cinématographique où rien n’est flouté.

« Toutes ces images viennent de films. Ils essaient de mettre en évidence les différentes situations difficiles dans lesquelles les gens se trouvent », aurait déclaré Dylan sur l’un des murs. « Les rêves et les plans sont les mêmes – la vie telle qu’elle vous arrive sous toutes ses formes. »

Dylan offre beaucoup de vie urbaine comme le préconisaient les artistes de l’école Ashcan lorsqu’ils représentaient des images réalistes des difficultés des gens au tournant du 20e siècle.

Un groupe de jazz joue dans un club coloré dans l’une des peintures ; un homme aux cheveux gris compte des liasses de billets dans une autre. Il dépeint deux hommes se battant dans un match de boxe et dépeint une femme assise seule dans un bar buvant et fumant avec un regard intrigant sur son visage.

L’exposition a des affichages interactifs pour les mélomanes. Les 64 cartes avec des mots des paroles de Subterranean Homesick Blues qu’il a feuilletées dans l’un des premiers clips musicaux jamais réalisés ont été encadrées et alignées en huit colonnes sur huit rangées, tandis que le clip est lu en boucle.

On ne sait pas encore si Dylan, qui est actuellement en tournée pour son 39e album Rough and Rowdy Ways, visitera l’exposition.

Jordana Pomeroy, la directrice du Patricia & Phillip Frost Art Museum, a déclaré qu’il s’agira de son premier évènement payant depuis l’ouverture du musée en 2008. La Florida International University organisera un symposium sur Dylan invitant des universitaires à discuter de l’ensemble du travail de l’auteur-compositeur.

« C’est le traitement que nous réservons à Bob Dylan », a déclaré Mme Pomeroy.

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Bas les masques ! | La Presse - La Presse

C’est dimanche soir que les masques tomberont une dernière fois, entre un gag décalé de Stéphane Rousseau et un cri d’enthousiasme de Véronic DiCaire. Qui de la Dinde noire, des Inséparables ou du Harfang des noces remportera le concours des mascottes musicales de TVA ?

Non, attendez. La question se lit plutôt comme suit : qui se cache donc sous ces trois costumes d’animaux ? Honnêtement, on s’en fout un peu de qui remportera ou non le masque d’or. Ce qu’on veut savoir et voir dans Chanteurs masqués, c’est qui nous a bernés pendant deux mois et demi avec sa voix trafiquée et une gestuelle amplifiée.

Avec District 31, Chanteurs masqués, qui dérive d’un concept de télé sud-coréenne archisimple, caracole toujours en tête du palmarès des émissions les plus populaires au Québec. Les cotes d’écoute de ce plateau chauffé par Guillaume Lemay-Thivierge ont facilement surpassé celles de Star Académie, l’autre gros canon de TVA.

Pour revenir à nos moutons (masqués) maintenant, l’identité de la Dinde noire semble faire consensus auprès des téléspectateurs. Il s’agirait de Jason Roy-Léveillée, vu dans Lance et compte, Ramdam, Unité 9 et Grease, entre autres. Acteur, chanteur, sportif, réalisateur (Défense d’entrer), Jason Roy-Léveillée coche toutes les cases.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE FACEBOOK DE CHANTEURS MASQUÉS

La Dinde noire

Il ne faudrait pas non plus écarter l’hypothèse de Jonathan Roy, le fils de Patrick Roy. Mais tous les indices pointent vers Jason Roy-Léveillée.

Les Inséparables ont un parcours similaire à celui de Julie Masse et Corey Hart, qui ont grimpé au sommet, seuls ou ensemble.

Certaines informations dans les capsules laissaient croire que René et Nathalie Simard pourraient avoir revêtu les plumes des deux oiseaux, d’autres nous dirigeaient vers Marie-Ève Janvier et Jean-François Breau. Pas évident à deviner. Par contre, les références aux Bahamas ne peuvent s’appliquer qu’à Julie et Corey.

Le Harfang des noces est le cas le plus complexe. Je pense que c’est Lulu Hughes, dont la langue maternelle est l’anglais, mais Marie-Denise Pelletier, Véronique Béliveau et Luce Dufault, qui ont toutes participé à Starmania, sont aussi de bonnes options.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE FACEBOOK DE CHANTEURS MASQUÉS

Le Harfang des noces

Il faut le redire : le décor de Chanteurs masqués est spectaculaire. C’est magnifique. Par contre, il y a peut-être eu de l’abus dans le bidouillage électronique des voix des artistes, ce qui rend quasi impossible leur reconnaissance.

Ça serait fort étonnant que TVA ne renouvelle pas Chanteurs masqués pour une deuxième saison. D’autant plus que le réseau a donné le feu vert à L'île de l'amour 2, la téléréalité Cupidon qui a obtenu des résultats moins mirobolants, restons polis. Faut dire que l'horaire de diffusion des aventures des insulaires à Los Cabos a été plus confus qu'une Audrey dans le bureau de Louise Sigouin.

Selon TVA, le but de L'île de l'amour était de faire rayonner TVA+. Le nombre de visionnements sur cette plateforme de Québecor aurait augmenté de 56 % en septembre et en octobre grâce aux pectoraux de Tommy-Lee et compagnie. Le physique au secours du numérique !

Deux sœurs dans de beaux draps !

La savoureuse comédie Entre deux draps de Noovo a bouclé sa mi-saison, mercredi soir, avec une jolie surprise pour ses fans. Nous y avons appris que deux des personnages principaux, Marie-Ève (Bénédicte Décary) et Virginie (Karine Gonthier-Hyndman), étaient des sœurs. C’était vraiment super sympathique de les voir s’obstiner autour d’une vapoteuse (j’ai un peu crié).

Il faut savoir qu’Entre deux draps évolue dans un univers fermé, où la caméra suit cinq couples dans leur chambre à coucher, sans contact avec l’extérieur ni entre eux. Un sixième couple s’est greffé à l’émission cet automne, soit les parents du célibataire Thomas (Mathieu Pepper), joués par Micheline Bernard et Martin Drainville, ce qui a agrandi le terrain de jeu des scénaristes. Dans cet esprit d’ouverture, les auteurs ont aussi envoyé Thomas chez Lydia (Virginie Ranger-Beauregard) et Antoine (Pier-Luc Funk) pour le sketch de la vente d’objets sur Marketplace. Mais règle générale, les protagonistes de la série vivent isolés.

PHOTO FOURNIE PAR NOOVO

Karine Gonthier-Hyndman et Florence Pilotte dans Entre deux draps

Le lien entre Virginie et Marie-Ève permettra à Entre deux draps d’élargir encore plus ses horizons. Par exemple, dans les nouveaux épisodes que Noovo relaiera à l’hiver, Luc (François Papineau) gardera Florence (Florence Pilotte), la fille démoniaque de Marco et Virginie. Ça veut également dire que Rémy Girard, père de Marie-Ève, est aussi le papa de Virginie.

Pour le moment, pas question d’abuser de ce procédé de croisement. « On ne veut pas que ça soit forcé », indique le réalisateur d’Entre deux draps, François St-Amant.

À partir de janvier, un nouveau personnage rejoindra la distribution d’Entre deux draps : la mère « très maternelle » de Marco, jouée par Diane Lavallée.

Lise (Guylaine Tremblay) rencontrera en vrai la belle Marie-Ève et Catherine Brunet reviendra régulièrement, puisque son personnage est la mère porteuse de Jean-Pascal (Simon Pigeon) et Simon (Antoine Pilon).

Autre bonne nouvelle : vous souvenez-vous de Mélissa (Pascale Renaud-Hébert), la fille qui trouvait que Thomas embrassait avec trop de salive ? Elle a tellement été bonne que nous la reverrons tous les deux épisodes au cours de l’hiver.

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Sunday, November 28, 2021

Virgil Abloh, directeur artistique de Louis Vuitton, s'est éteint - La Presse

Virgil Abloh, directeur artistique de Louis Vuitton et créateur de la marque de streetwear Off White, est décédé dimanche d’un cancer à l’âge de 41 ans.

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

« Nous sommes tous choqués par cette terrible nouvelle. Virgil n’était pas un simple designer, il était aussi un homme avec une magnifique âme et une grande sagesse. La famille LVMH me rejoint dans ce moment de grande tristesse et nous pensons tous à ses proches qui ont perdu un mari, un père, un frère et un ami », a annoncé LVMH sur les réseaux sociaux.

« Il a choisi d’endurer son combat en privé depuis son diagnostic en 2019 » d’un angiosarcome cardiaque, une tumeur maligne rare située au niveau du cœur, a expliqué sa famille dans une publication sur le compte Instagram du designer.

Artiste d’une « infinie curiosité », il a créé des « voies pour plus d’égalité dans l’art et le design », a salué sa famille qui appelle au respect de son intimité pour faire son deuil et « célébrer la vie de Virgil ».

Designer vedette célébré pour sa vision unique et sa collaboration avec de grands noms du rap comme Kanye West, il n’avait pas fait d’annonce publique au sujet de sa maladie.

Il était directeur artistique de la maison Louis Vuitton depuis 2018.

Né le 30 septembre 1980 aux États-Unis, à Rockford (Illinois), Virgil Abloh était diplômé en génie civil de l’Université du Wisconsin Madison et en architecture de l’Illinois Institute of Technology.

Roi du streetwear de luxe, il s’était imposé en quelques années comme l’un des créateurs les plus « cools » auprès d’un public de millénariaux connectés.

avec l'Agence France-Presse

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Marième: straight outta Limoilou - Le Journal de Québec

Pour parler de son nouvel album, Marième Ndiaye a donné rendez-vous au Journal dans une brûlerie de Limoilou. Dans le quartier de son enfance, le quartier de son cœur, là où l’artiste qu’elle est devenue s’est construite, à l’ombre des tours Bardy.

Même si son travail de productrice et d’animatrice télé la fait voyager partout et que sa petite famille réside à Stoneham, « je reviens toujours à Limoilou », dit-elle.

« C’est chez nous, je connais ses racoins, ses ruelles, mes parents sont ici. J’ai joué au basket dans le parc Bardy, on a fait des shows sur des caisses de lait avec du plywood à l’époque avec Shoddy. Des battles rap. C’est toute mon enfance », confie Marième.

Quebec

Photo Stevens Leblanc

Son attachement pour Limoilou, elle le chante comme jamais auparavant sur Mario, ce nouvel album qui a pour titre son surnom.

« J’me rappelle des partys crades dans les tours de Bardy. On jurait que par Tupac, WuTang et Biiiiiiii-G », partage-t-elle, nostalgique, sur Au cœur de ma ville, un des huit titres de cet ouvrage collectif, bricolé avec son amoureux Lou Bélanger, son frère Webster, ses amis Claude Bégin, Souldia, et plusieurs autres fiers représentants de la scène rap limouloise et québécoise.

« Pour moi, le hip-hop est né ici, clame-t-elle. Tu penses à Souldia, Limoilou Starz, à tous les groupes qui ont émergé. Bien avant l’affaire du 83, on défendait notre quartier. Le hip-hop, c’est ça. Nous sommes les journalistes de la rue, tu défends qui tu es, tu embrasses le secteur. »

Musique festive

En plus de son quartier chéri, Marième parle de brutalité policière et de la rue dans cet album qui emprunte, malgré le sérieux des sujets abordés, une approche musicale dansante.

« Au fil du temps, je me suis rendu compte que je veux que ma musique vive sur scène, donc je fais de la musique dansante et festive », explique-t-elle.

Ça reste un album qui dénonce. Dans Gogo Gadget, duo avec son frère, Marième interpelle l’agent de police. « Êtes-vous conscient que votre arme, c’est pas un jouet ? » lui demande la chanteuse québéco-sénégalaise.

Quebec

Photo Stevens Leblanc

Dans le clip de Gloire à la rue, pièce centrale de l’album qui convoque Imposs, SP, White-B et Izzy-S, une scène la montre en victime d’une interpellation policière basée sur du profilage racial.

Optimisme modéré

Le racisme, elle connaît. Pas plus tard que cet été, elle a été insultée en public à cause de la couleur de sa peau pendant qu’elle tournait une émission de télé à Québec, un incident qu’elle a dénoncé sur les réseaux sociaux.

Alors, quand on lui demande si le mouvement Black Lives Matter a éveillé les consciences, elle fait preuve d’un optimisme modéré.

« Ça prend des actions concrètes. Oui, il y a une volonté, tant mieux s’il y a un éveil, mais on part de très loin et il faut continuer. »

L’album Mario, de Marième, est disponible.

On peut aussi voir Marième à l’animation des émissions Le cœur sur le flow, à la Fabrique culturelle de Télé-Québec, Tournée générale, à TV5 et à Unis TV, et Tout inclus, à Ici Radio-Canada.

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Saturday, November 27, 2021

La tâche difficile et ingrate de messager de la mort - Le Journal de Montréal

Quand ils rêvent de devenir policiers, les jeunes s’imaginent surtout poursuivre des bandits ou résoudre des meurtres nébuleux. Mais une tâche qui vient avec ce métier exigeant est d’annoncer un décès aux familles. Un rôle détesté, car peu importe le bagage, l’expérience ou le grade, on ne peut jamais être préparé à livrer une telle nouvelle. Des policiers ont accepté de confier des moments qui les ont marqués lorsqu’ils ont dû être le « messager de la mort ».

Un jeune père qui s’était enlevé la vie dans la maison familiale s’est avéré être le premier cadavre, le premier suicide et la première annonce de décès de l’agente Judith Ouimet. Elle n’oubliera jamais cette journée qui demeure l’une des plus bouleversantes de sa vie.  

Une matinée ensoleillée et froide d’hiver, la policière de Terrebonne, sur la Rive-Nord de Montréal, est appelée à se rendre dans une résidence familiale à la suite d’un appel au 911. Sur les lieux, son partenaire et elle tombent sur une jeune maman. Bouleversée, elle hurle sans cesse.

« Elle avait son bébé dans les bras, mais n’était clairement pas en état d’en prendre soin à ce moment-là, raconte l’agente, qui se souvient encore des moindres détails. Elle venait de trouver son conjoint pendu à une corde dans la descente d’escaliers du sous-sol. »

Dans tous ses états

Fraîchement sortie de l’école, Judith Ouimet n’avait encore jamais vu de cadavre ni annoncé de décès. Elle était dans tous ses états, mais tenait à avoir l’air solide pour épauler la mère dans cette épouvantable épreuve. 

Son instinct maternel l’a alors immédiatement guidée vers le bébé et la maman, pendant que son partenaire a accompagné les ambulanciers jusqu’à l’hôpital afin de constater le décès.

« J’ai dû faire manger l’enfant, changer sa couche, entre autres, dit-elle. La mère était complètement bouleversée, avec raison. »

Funeste anniversaire

Ce qu’elle ne savait pas à ce moment, c’est que les parents du défunt devaient arriver d’une minute à l’autre, en surprise, afin de célébrer l’anniversaire de leur fils. 

« Je me disais : “c’est pas vrai, ça se peut pas, c’est-tu une mauvaise joke ? C’est pas possible que ce soit ça, ma première annonce de décès”. »

Les parents du père étaient partis de Shawinigan le matin et devaient apporter un gâteau et des cadeaux pour l’événement. 

À leur arrivée, l’agente Ouimet les a escortés jusqu’à l’intérieur afin de leur annoncer probablement la pire nouvelle de leur existence. Installé dans un canapé blanc et regardant craintivement autour, le couple a fondu en larmes en entendant les mots redoutés. 

Les cris et les pleurs ont instantanément envahi la maison. La scène était déchirante. 

« J’avais les larmes aux yeux, se remémore-t-elle. Je me disais : “allez, ressaisis-toi, tu dois t’occuper du bébé”. »

Le poupon, qui était le premier enfant du couple, s’est lui aussi mis à pleurer. Peut-être ressentait-il l’immense tristesse dans le visage de sa maman. 

« Il ne le saura peut-être jamais, mais il m’a aidée à gérer mes émotions et à épauler sa mère », confie l’agente Ouimet. 

« En un instant, j’ai tout brisé » 

Le sergent Eric Gauthier a fait bien des annonces de décès en 30 ans.

Photo courtoisie

Le sergent Eric Gauthier a fait bien des annonces de décès en 30 ans.

La bonne odeur du souper fait maison. Les rires francs des enfants. La chaleur d’un foyer harmonieux. 

« Le portrait quotidien d’une belle petite famille heureuse », se souvient le sergent Eric Gauthier, qui a eu la lourde tâche d’annoncer le décès soudain d’un jeune père.  

Bien que ce drame remonte à plus d’une quinzaine d’années, le policier d’expérience se souvient encore de tous les détails de cette chaleureuse maison de Terrebonne. 

Le père revenait du travail et était en route vers sa résidence lorsqu’il a fait une sortie de route mortelle. 

« Entrez, entrez, a dit la femme de la victime, lorsque les policiers se sont rendus chez elle peu de temps après l’accident. Elle nous a dit que son mari arrivait d’une minute à l’autre. Elle était dans le jus, le fameux rush de fin de journée d’un parent. Elle n’a jamais pensé à ce qu’on allait lui annoncer. »

Effondrée dans les escaliers

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe. La jeune mère s’est effondrée dans les escaliers qui menaient à l’entrée, où se trouvaient les policiers. 

« On voyait dans ses yeux qu’elle prenait immédiatement conscience de l’ampleur de la chose, se remémore-t‐il. Elle se retrouvait veuve, et seule avec ses enfants, et elle le savait. »

Le sergent Gauthier a eu l’impression de briser quelque chose de « magnifique » bien malgré lui. L’image de la mère en pleurs demeure ancrée à jamais dans sa mémoire. 

« Cette famille-là, j’ai l’impression que c’était tout ce qu’on voulait dans la vie. De la simplicité, du beau bonheur. Et en un instant, j’ai tout brisé. » 

Intimité extrême 

Une aînée de Québec qui venait de voir son fils s’immoler devant ses yeux a tellement marqué l’agente Marie-Pier Rivard qu’elle a dû faire appel au programme d’aide par les pairs de son service de police après l’intervention. 

« Je revois encore ses beaux yeux bleus en quête d’espoir, se remémore clairement la policière de la Capitale-Nationale. On attendait l’appel fatidique des médecins qui s’occupaient de son fils à l’hôpital et elle voulait tellement que je lui dise qu’il allait s’en sortir. »

La jeune femme a changé sa façon d’annoncer les décès en 2013 quand elle a accompagné jusqu’à la mort sa petite Léa-Rose, âgée de seulement 1 an et atteinte d’une leucémie rare.

« Avec mon bagage, il y a des situations qui viennent me chercher plus que d’autres. Dans ce cas-ci, je connectais vraiment avec la dame parce que je sais ce que c’est de perdre un enfant. On vivait des choses d’une extrême intimité ensemble. »

Un ado devient « l’homme de la maison » 

En apprenant la mort de son père, un adolescent de Longueuil est soudainement devenu « l’homme de la maison ». Le sergent Francis Charette n’oubliera jamais cette déchirante transformation qui s’est produite sous ses yeux.  

« On ne voulait pas lui annoncer avant que sa mère arrive, mais il s’est mis à nous questionner et on ne voulait pas lui mentir non plus », se souvient le policier qui cumule plus d’une dizaine d’années d’expérience. 

Lorsque les agents l’ont informé que son père venait de succomber à un arrêt cardiaque, le jeune ne semblait pas surpris. « Il connaissait ses problèmes de santé », relate le sergent Charette. 

Il s’est effondré en larmes pendant quelques minutes. Puis, en voyant sa mère arriver dans le stationnement, l’orphelin s’est immédiatement ressaisi. 

« C’était vraiment clair dans ma tête, se remémore le policier. J’ai vu le switch se faire dans ses yeux. C’était plus un petit gars que j’avais devant moi, c’était un homme qui voulait prendre soin de sa mère et qui prenait soudainement tout ça sur ses épaules. »

Son visage est devenu leur pire cauchemar 

Béatrice Dorsainville

Photo courtoisie

Béatrice Dorsainville

Un pain à la viande et du maïs étaient servis sur la table. Ses parents, qui l’attendaient pour souper, étaient inquiets de son retard inhabituel. Ils venaient d’apprendre aux nouvelles qu’un grave accident était survenu près de chez eux. En voyant le visage des policiers sonner à leur porte, ils ont tout de suite compris. 

« Je me souviens encore des cris de la dame, raconte Béatrice Dorsainville, qui cumule plus de 20 ans à la Sûreté du Québec (SQ). C’était comme des cris d’animal blessé. »

Leur fille unique de 20 ans venait de périr dans un accident de la route survenu tout près. Une « bonne petite fille », se souvient la sergente Dorsainville, qui était bien partie dans la vie et qui allait se marier. 

Plus d’un an après, la policière a recroisé les parents à l’épicerie. 

« Quand la femme m’a vue, elle a eu une réaction immédiate. On voyait qu’elle n’allait pas bien, se souvient-elle. Elle a pris son visage avec ses deux mains, son mari l’a prise par les épaules. Elle était vraiment bouleversée. »

Le mari de la femme s’est excusé auprès de la sergente Dorsainville, avant de quitter le commerce.

« Je suis le pire cauchemar de ces personnes. Mon visage les a ramenés à la pire journée de leur vie. J’espère qu’ils sont un peu plus en paix avec ça maintenant qu’ils me voient peut-être parfois à la télévision », constate celle qui est désormais devenue porte-parole de la SQ. 

Un père victime d’un meurtre gratuit 

« Je venais de tirer sur le fil qui faisait tourner la Terre », se souvient le lieutenant-détective François Petit, qui a eu la lourde tâche d’annoncer à une mère que son mari venait d’être victime d’un meurtre gratuit.

Au terme de l’enquête, les policiers ont réalisé que l’homme se trouvait simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. C’était un bon père sans histoire. 

« Ça faisait deux heures que j’étais là et elle me demandait encore si c’était une farce, se souvient le policier de Montréal. Elle était immigrante et n’avait aucune ressource ici. » 

Comme l’annonce a dû se faire en pleine nuit, une panique totale a envahi la résidence alors que les enfants ont été réveillés par les cris de leur mère. 

Une adolescente a même dû être transportée à l’hôpital en raison d’un choc nerveux.  

Cinq mètres pour réfléchir à son annonce 

Le sergent Anthony Mager-­Dugas

Photo Ben Pelosse

Le sergent Anthony Mager-­Dugas

Une dame de Laval isolée en raison de la pandémie s’est enlevé la vie après avoir cherché une façon de le faire en ligne. Inquiète et sans nouvelles, sa sœur a figé en apprenant son décès alors qu’elle venait de faire la route depuis l’Ontario. 

La femme avait tenté de sonner et de cogner, mais personne ne répondait. Elle a donc appelé le 911. En arrivant sur les lieux, le sergent Anthony Mager-Dugas a fait le tour de la maison. 

C’est là qu’il a vu, à travers la fenêtre, les pantoufles d’une femme étendue au sol.

« J’ai demandé à sa sœur de m’attendre dehors, je me doutais de ce que j’allais trouver, relate-t-il avec émotion. La dame était décédée et il n’y avait pas de manœuvre possible. »

Juste à côté d’elle, le sergent Mager-Dugas a remarqué un ordinateur affichant une recherche crève-cœur. La femme, visiblement en détresse, avait fureté sur le web afin de trouver une façon de s’enlever la vie.

« Là, j’ai environ cinq mètres à marcher avant de tomber nez à nez avec la sœur de la dame et de devoir lui annoncer le décès, raconte le policier. Disons que ça ne donne pas beaucoup de temps pour réfléchir. Je suis allé droit au but, elle attendait déjà depuis un petit moment dehors. »

Sans mot. Figée. Silencieuse. La femme fixait le vide. 

« Tout le monde réagit différemment, dit-il. À part être silencieux et respecter le choc de la personne, il n’y a rien à faire. »

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La tâche difficile et ingrate de messager de la mort - Le Journal de Montréal
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La Troisième Guerre selon Ken Follett | JDM - Le Journal de Montréal

Il y a à peine un an, l’écrivain gallois Ken Follett nous offrait Le crépuscule et l’aube, un imposant antépisode des Piliers de la Terre. Et voilà qu’il nous revient avec un roman tout aussi gros.

Il est assez rare qu’on puisse écrire « grâce à la covid », mais ici on le fait : grâce à la covid, Ken Follett a pu terminer son nouveau livre beaucoup plus vite que prévu. Ayant profité du confinement pour écrire et écrire encore, il a en effet produit en un temps record Pour rien au monde, un pavé de près de 800 pages dont les grandes lignes de l’histoire ont commencé à prendre forme dans son esprit il y a une bonne dizaine d’années.

« L’idée de ce roman m’est venue pendant que je travaillais sur La chute des géants et que je faisais des recherches sur la Première Guerre mondiale et la façon dont elle avait débuté », explique Ken Follett, qu’on a pu joindre chez lui à Knebworth, un village de l’Hertfordshire célèbre pour ses concerts de rock. « Je me suis rendu compte que personne ne l’avait vraiment voulue, que tous les empereurs, présidents et dirigeants de l’époque n’avaient pas souhaité ce conflit planétaire. Il n’y a eu qu’une série de décisions qui, en soi, n’étaient pas de mauvaises décisions, mais qui ont provoqué une escalade de tensions et de violence irréversible. Alors, je me suis demandé une chose : est-ce que tout ça pourrait se passer de nouveau au point qu’une troisième guerre mondiale devienne inévitable ? »

Le début de la fin

Aucun des personnages croisés dans Pour rien au monde ne s’inspire de personnes réelles. Mais l’intrigue, elle, est terriblement réaliste. « Pour moi, c’était un point essentiel, ajoute Ken Follett. Je tenais à ce que l’histoire soit parfaitement crédible et que les gens se disent : oh, mon Dieu, tout ça pourrait vraiment bientôt arriver ! »

Pour y parvenir, l’écrivain gallois nous entraîne au Tchad, où se cache un dangereux djihadiste du nom d’Al-Farabi. En plus d’être à la tête de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), l’homme financerait les activités de son organisation grâce à la drogue et au trafic d’humains. Dans le genre sale type, difficile de trouver mieux, quoi. 

Mais pendant que la CIA et les services secrets français le rechercheront activement, un jeune caporal de l’armée américaine se fera tuer dans la capitale par un terroriste équipé d’un fusil chinois probablement acheté au Soudan. Ce sera le détonateur, l’événement qui mettra le feu aux poudres. Un peu comme l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche l’a été en 1914. « Là c’était un archiduc, mais aujourd’hui, on peut être tout aussi indigné et bouleversé par la mort d’un soldat, précise Ken Follett. Surtout aux États-Unis, où le meurtre d’un jeune militaire peut créer beaucoup de remous. »

De fait, l’onde de choc ne tardera pas à se propager un peu partout sur la planète. Aux États-Unis, bien sûr, mais aussi en Chine, en Corée du Nord, en Corée du Sud, au Japon, en France et dans bon nombre de pays d’Afrique. Et compte tenu de ce contexte politique archi tendu, on comprendra peu à peu que l’avenir de la planète ne tient plus qu’à un fil.  

Des recherches démentielles

Pour alléger le tout, Ken Follett nous proposera aussi en parallèle quelques histoires d’amour : celle d’un vice-ministre du renseignement chinois marié à une actrice aussi belle que célèbre, celle de deux agents secrets en mission au Tchad et celle de Kiah, une jolie veuve prête à tout pour fuir son village à la merci des djihadistes et s’établir en Europe. « Comme je n’avais rien en commun avec cette jeune femme née dans le désert, il m’a fallu beaucoup d’imagination pour me mettre dans sa peau et voir les choses en respectant son expérience du monde assez restreinte, souligne l’écrivain. Pour moi, ça a été assez difficile. »

« Mais ce qui a été encore plus dur, c’est de parvenir à trouver certaines informations, poursuit-il. Tout ce qui touche au gouvernement chinois, par exemple. Comment se passent les rencontres, comment les décisions sont prises... Les Chinois aiment bien garder tout ça secret. J’ai également eu énormément de mal à localiser avec précision l’emplacement du palais présidentiel de N’Djaména, au Tchad. C’est le blogue d’une jeune voyageuse qui m’a éclairé. Sous une photo de sculptures prise dans un parc, elle a précisé que la police tchadienne s’était assurée que le palais n’y apparaissait pas. J’en ai déduit que le palais était de l’autre côté des sculptures. Quand on veut vraiment, on trouve ! »

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