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Saturday, October 2, 2021

Secrets de longévité d'un chanteur populaire - Le Journal de Québec

SAINT-JOSEPH-DU-LAC – Il vient de lancer un album double, Comme au premier rendez-vous, dont la première partie ne contient que des chansons originales (l’autre est une compilation de ses grands succès) et des ouvriers terminent la construction d’une salle de spectacles, adossée à la boutique de son vignoble de Saint-Joseph-du-Lac, qui pourra accueillir jusqu’à 300 personnes. Pourtant, même si ses projets lui laissent rarement une minute à lui, Mario Pelchat a jugé qu’après 40 ans de carrière, l’heure était au bilan.

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« Quand on arrive à un chiffre comme ça, naturellement on regarde derrière. »

Serein et accueillant, l’homme de 57 ans qui reçoit Le Journal sur sa terre est un peu groggy de sa deuxième dose de Moderna reçue deux jours plus tôt.

Comme il l’a déjà fait sur sa page Facebook, il s’emporte légèrement en nous racontant le cafouillage survenu lors de l’administration de son vaccin. 

Vite, il reprend sa bonne humeur. Il faut dire que le fabuleux décor, avec ces rangées de vignes qui vont épouser l’horizon, a un effet redoutablement apaisant.

Et puis retracer les grands moments de sa carrière n’est pas le plus pénible des exercices.

40 ans de carrière, le chiffre fait mal ?

« Ouiiii (rires) ! En fait non, au contraire, c’est le fun de faire encore le métier que je voulais faire quand j’avais 17 ans. C’est le fun d’être encore présent. C’est le fun de pouvoir encore faire des entrevues. Il n’y a rien qui garantit que ça va durer, que le public va être encore au rendez-vous. Chanter, c’était mon destin. »

Comment es-tu tombé en amour avec la musique ?

« À quatre ans, je suis rentré chez nous et j’ai dit à maman que j’avais composé une chanson. Je lui ai chanté et j’avais déjà cette flamme. Ça la faisait rire. Je chantais : j’ai gagné un beau radio, j’ai gagné un beau radio. C’était aussi puéril que ça. Il reste que dans ma tête, j’avais le sentiment que j’avais composé quelque chose qui n’existait pas avant et c’était moi qui l’avais créé. »

Quelle est la recette pour durer ?

« Il faut savoir choisir les bonnes chansons, celles qui nous vont bien, ne pas se répéter, se renouveler, savoir qui est son public. J’ai toujours été très à l’écoute de ce que les gens me disaient, de ce qu’ils aiment de moi. Quand je vois qu’un type de chanson leur plaît en show, je vais m’efforcer d’aller vers ça lorsque je vais préparer un album, sans vouloir nécessairement plagier ce que j’ai déjà fait. En tentant tout le temps d’aller ailleurs, mais en gardant la même ligne directrice. Ça reste de la chanson française de variétés, mais il y a moyen de pousser un peu plus loin la richesse du vocabulaire. »

Tu as aussi toujours pris le temps de rencontrer tes admirateurs après les spectacles.

« Je ne lésinais pas sur l’énergie ou le temps qu’il fallait mettre là. Ce n’est pas toujours facile, encore moins aujourd’hui. Quand j’ai donné une heure et demie ou deux heures de show, je suis sonné. C’est dur d’aller donner les autographes à la fin, mais je le fais quand même. Je pense que les derniers se rendaient compte que je bâillais et j’étais fatigué, mais qu’ils apprécient le fait que je les rencontre tous. »

À un moment dans ta carrière, tu as décidé de ne plus être qu’un interprète et d’enregistrer les chansons que tu écris. Ça change le regard des autres ?

« Oui, et celui du public aussi. Beaucoup m’écrivent pour me dire qu’ils aiment quand j’écris parce qu’ils ont le sentiment de mieux me connaître, que je me livre avec plus de franchise et d’honnêteté à travers ce que j’écris que quand on me met des mots dans la bouche. »

Pourtant, même s’il y a une forte saveur autobiographique, toutes les chansons originales de ton nouvel album t’ont été offertes...

« Pendant longtemps, je pensais que c’était péjoratif d’être juste un interprète, qu’on perdait au change et en qualité. C’est faux. Un acteur, ce n’est pas lui qui écrit ses textes et il le rend comme si c’était lui qui le vit. C’est un peu ça le rôle d’interprète. J’assume ça aujourd’hui. »

L’album a été mis en ligne sur les plateformes d’écoute en même temps qu’il est offert en formats physiques, contrairement à ton habitude. Tu as baissé les bras face à Spotify ?

« Les experts disent que ceux qui veulent l’album en physique vont l’acheter en physique et ceux qui n’en achètent plus, ce n’est pas parce que tu ne vas pas le mettre en streaming qu’ils vont l’acheter en physique. »

Tu penses en vendre combien ?

« J’aimerais ça un disque d’or. Est-ce encore possible ? (rires) »

Je reviens au fait que cet album semble être un bilan de ta vie. C’est le cas ?

« Oui, j’ai envoyé les auteurs sur des pistes. Je n’ai pas eu d’enfant (L’enfant que je n’ai pas), j’aurais aimé ça, surtout quand on a un projet comme le vignoble, on aimerait avoir de la relève. Le travail, le travail, le travail, j’ai parfois l’air d’une poule pas de tête (Je me suis trop pressé de vivre). Je suis toujours dans l’urgence, comme s’il y avait un compte à rebours et qu’il fallait que j’en fasse le plus possible. »

La dernière chanson s’intitule Au revoir. Tu n’as pas l’intention de prendre ta retraite ?

« C’est une chanson de fin de show, c’est comme ça que je le voyais. Ben non, j’arrête pas. »

N’empêche, comment on se sent lorsqu’on sort un nouvel album en sachant pertinemment que ça n’aura jamais le même succès populaire qu’autrefois ?

« Ça fait de la peine d’être tassé, de ne plus rentrer dans les cases des radios alors que, pourtant, le public aime encore ce qu’on fait. Et le public écoute ces stations où on jouait avant, mais les dirigeants, ce n’est pas ça qu’ils regardent. Ils regardent les acheteurs de publicité, à qui ils veulent s’adresser, à quelle tranche d’âge. Si tu ne cadres plus là-dedans, tu n’as plus ta place. C’est plate parce qu’il y a encore des chansons que j’enregistre qui plairaient à ce public. J’en fais mon deuil. »

Es-tu heureux ?

« Oui. Oui, je suis heureux. Cette année, on avait un prunier qui nous a donné à peu près 3000 prunes. On avait un cerisier qui avait les branches tellement lourdes qu’elles traînaient par terre. Les pommiers étaient chargés de pommes. J’aurais eu des cerises de France, mais les oiseaux les ont mangées avant que j’y goûte. Pour le raisin, c’est une année énorme. Au-delà de ça, je regarde ma carrière. J’aurais aimé conquérir la France. Pour toutes sortes de raisons, ça a souvent été sur le bord, mais ça ne s’est pas passé. Je ne suis pas amer. Somme toute, je suis content de mon sort. Content de comment les choses se sont passées. Je ne suis pas toujours fier quand je fais le bilan de ma vie. Divorcer n’était pas une bonne idée, mais finalement, je me suis repris. »

Qu’est-ce qui manque à ton bonheur ?

« Des chevaux... » 

Comme au premier rendez-vous  

Mario Pelchat

Photo courtoisie

Sortie : 24 septembre

Interprète : Mario Pelchat

Auteurs-compositeurs : Jacques Veneruso, Francis Basset, Rick Allison, Moise Albert, Laure Ison, François Welgryn, Davide Esposito, Erik Benzi

Chansons retenues pour la seconde partie de l’album consacré à ses grands succès : Je suis un chanteur, Ailleurs, Voyager sans toi, Pleurs dans la pluie, Plus haut que moi, Le semeur, Je n’t’aime plus, Aimer, Des milliards de personnes, Toujours de nous, Le sourire au cœur, Un parfum de fin du monde, Je reviens te chercher

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Serge Chapleau honoré sur un timbre | La Presse - La Presse

(Ottawa) Postes Canada annonce qu’elle s’apprête à dévoiler cinq nouveaux timbres rendant hommage à de grands caricaturistes du pays, dont le Québécois Serge Chapleau.

La Presse Canadienne

Dans un communiqué publié vendredi, l’institution fédérale dit vouloir rendre hommage à ces artistes « dont les œuvres inspirantes et marquantes contribuent à la création du tissu social canadien depuis 50 ans ».

En plus de M. Chapleau, les autres journalistes dessinateurs honorés sont Brian Gable, du Globe and Mail ; Terry Mosher du Montreal Gazette ; le défunt Duncan Macpherson, du Toronto Star ; et Bruce MacKinnon du Chronicle Herald d’Halifax.

Le timbre en hommage à Serge Chapleau sera dévoilé lundi prochain, le 4 octobre. Il a fait ses débuts comme caricaturiste dans les années 1970 et s’est démarqué en remportant huit prix au Concours canadien de journalisme. Il est aussi membre de l’Ordre du Canada.

Serge Chapleau est toujours caricaturiste à La Presse, poste qu’il occupe depuis 1996.

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Friday, October 1, 2021

District 31 | L'électrochoc promis enflamme les fans - La Presse

Le dernier épisode de District 31 a semé une onde de choc auprès des téléspectateurs. Et comme l’annonce Fabienne Larouche, c’est loin d’être terminé.

Marc-André Lemieux
Marc-André Lemieux La Presse

(Alerte au divulgâcheur : si vous n’êtes pas à jour, arrêtez votre lecture ici.)

L’épisode de jeudi s’est conclu de manière tragique pour l’un des personnages phares du populaire drame policier de Luc Dionne. Tout indique qu’après avoir frôlé la mort à quelques reprises au cours des premières saisons, Stéphane Pouliot, alias Poupou (Sébastien Delorme), est allé rejoindre Nadine Legrand (Magalie Lépine-Blondeau) et Jeff Morin (Luc Picard) au paradis des policiers du poste.

Après avoir découvert une cargaison de drogue dans un entrepôt qu’il croyait désert, le sergent-détective au crime organisé est tombé sous les balles de Joël Racicot (Sébastien Leblanc), un individu dans la ligne de mire du 31 pour trafic de kratom, la fameuse tisane qui tue. La scène a également confirmé ce qu’on soupçonnait depuis peu : le policier Denis Corbin (Paul Doucet) est corrompu.

Jointe au téléphone, la productrice Fabienne Larouche indique que d’autres rebondissements majeurs attendent l’auditoire la semaine prochaine. « Luc [Dionne] avait promis un électrochoc. On est dedans », déclare-t-elle.

« Poupou, c’est un imprudent depuis le début, ajoute le producteur Michel Trudeau. Il bave les motards, il prend des risques… C’est le genre de chose qui peut arriver. »

PHOTO KARL JESSY, FOURNIE PAR ICI TÉLÉ

La lieutenante Gabrielle Simard (Geneviève Brouillette) et le commandant Daniel Chiasson (Gildor Roy) dans l’épisode de mardi prochain de District 31

Le sort réservé au sergent Pouliot ébranlera assurément ses collègues. On ignore toutefois de quelle manière.

« On s’en est rendu compte : depuis quelque temps, le 31 a perdu son unité, sa cohésion de groupe, signale Michel Trudeau. L’affaire de Poupou, ça pourrait les détruire, mais ça pourrait aussi les réunir. »

Étapes du deuil

Après la scène finale de jeudi, les téléspectateurs ont pris d’assaut les médias sociaux pour partager leurs impressions. Ils étaient si nombreux qu’en cours de soirée, au Canada, 2 des 10 sujets tendance sur Twitter appartenaient au drame policier. « District 31 » figurait au numéro 4, et « Poupou » au numéro 6.

Les adeptes ont encaissé le choc de différentes manières. En épluchant les gazouillis, on distinguait nettement quatre phases du deuil : beaucoup de déni (« C’est Cloutier qui a tiré les derniers coups de feu pour sauver Poupou. » / « Petit espoir : que Poupou se réveille simplement d’un mauvais rêve… » / « Veste pare-balle et faux sang »), plusieurs accès de colère (« C’est non. Juste non, Luc Dionne, NON ! » / « Je suis en tabarnak ! » / « Avec raison, les cotes d’écoute vont tomber. Ciao ! » / « J’appelle au boycott ! »), de nombreuses expressions de tristesse (« Je m’en remettrai pas avant au moins deux semaines. » / « J’ai le cœur qui saigne… Pourquoi Poupou ? » / « Vous pouvez pas faire ça… Je vais pleurer tout le week-end. ») et finalement, quelques rares exemples d’acceptation (« Chapeau Sébastien Delorme ! Poupou, tu vas tellement nous manquer. » / « Après 5 ans, vive le changement ! » / « Sébastien Delorme était authentique dans son rôle. On vient de perdre un gros morceau. »)

Sur Facebook, c’était également la folie furieuse. Moins de 24 heures après la diffusion, les images des derniers moments du sergent-détective avaient généré plus de 7000 commentaires.

Et selon notre analyse approfondie des 9000 émoticônes recensées, les fans étaient plus peinés que fâchés. Au moment d’écrire ces lignes, on comptait 64 % de petits bonhommes qui pleurent, 15 % de petits bonhommes la bouche ouverte, et 13 % de petits bonhommes rouges enragés.

Fugueuse numéro 1 en France

Jeudi, pendant qu’au Québec, District 31 dominait les cotes d’écoute avec 1 602 000 fidèles sur ICI Télé, en France, Fugueuse confirmait sa domination. Selon Médiamétrie, les 3e et 4épisodes de l’adaptation française du drame québécois ont attiré 3 550 000 téléspectateurs sur TF1, plus que toute autre émission diffusée durant la soirée.

La semaine précédente, les deux premières heures avaient rassemblé 3 580 000 curieux.

PHOTO GILLES GUSTINE, FOURNIE PAR VEMA PRODUCTI

Les stars de l’adaptation française de Fugueuse, Romane Jolly et Willy Cartier

Par ailleurs, de nombreux téléspectateurs ragent contre TF1 puisque la chaîne a annoncé qu’elle repoussait la finale de Fugueuse au 14 octobre en raison d’un match de soccer de l’équipe de France qu’elle doit présenter. La diffusion d’une bande-annonce trop révélatrice des derniers épisodes a également agacé l’auditoire.

En plus d’obtenir un succès public, la version française de Fugueuse s’avère un succès critique. Le Parisien parle d’une série audacieuse qui aborde de manière frontale un sujet qui dérange : la prostitution des adolescentes. Selon Le Point, il s’agit d’une minisérie « coup de poing » qui « frappe fort » et qui choque « via des scènes crues, directes ». Quant au Figaro, il salue le scénario « crédible », les dialogues « d’une grande authenticité », les comédiens « tous formidables » et l’« incroyable justesse de ton ».

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L'actrice Andrée Boucher a rendu son dernier souffle - Le Devoir

La comédienne Andrée Boucher, célèbre pour ses rôles dans Les belles histoires des pays d’en haut et le téléroman Des dames de cœur, est décédée jeudi à l’âge de 83 ans. « Heureusement, elle est morte dans mes bras, et j’ai pu m’accrocher à son dernier souffle », a confirmé son conjoint depuis 46 ans, Jean-Pierre Bélanger, sur les réseaux sociaux.

Née en 1938 à Macamic, en Abitibi, Andrée Boucher s’est retrouvée très jeune sous le feu des projecteurs. Elle entre dans le milieu du divertissement dès l’âge de 15 ans dans un radio-théâtre, puis apparaît sur les écrans pour la première fois à l’âge de 17 ans. Elle interprète son premier grand rôle en carrière lorsqu’elle franchit le seuil de la majorité : celui de la belle Artémise Baltour-Labranche, dans la célébrissime série Les belles histoires des pays d’en haut, diffusée de 1956 à 1970.

« C’est monsieur Grignon qui voulait que ce soit moi, parce que j’étais un peu ronde et parce que je venais de l’Abitibi. Comme ça, il disait que si j’avais un blanc, je trouverais les mots qu’il faut », racontait-elle l’an dernier dans une entrevue au Journal de Montréal, en faisant référence à l’auteur de la série, Claude-Henri Grignon.

Le public québécois se souvient aussi largement d’Andrée Boucher pour son rôle de l’attachante Évelyne Lamontagne dans le téléroman Des dames de cœur, créé par Lise Payette et diffusé de 1986 à 1989. L’histoire de ce personnage victime de violence conjugale avait à l’époque provoqué une vague d’aveux et de dénonciations sans précédent, trente ans avant le déclenchement du mouvement MeToo. Son interprétation lui vaudra d’ailleurs en 1988 le prix Gémeaux de la meilleure interprétation pour un premier rôle féminin dans une série dramatique ou une comédie.

La série fut si populaire que le groupe Rock et Belles Oreilles en fera un de ses dindons de la farce dans une imitation titrée Des deux de pique. La réplique d’Évelyne « Prendrais-tu un p’tit café ? », répétée à la parodie par Guy A. Lepage, suivra Andrée Boucher durant des années. Ce dernier a souligné le décès de Mme Boucher, une « charmante dame que j’aimais beaucoup », a-t-il gazouillé. La regrettée actrice a par ailleurs joué la grand-mère de Guy dans la série Un gars, une fille.

Au fil de 40 ans de carrière, les amateurs ont pu entendre Andrée Boucher dans Symphorien, diffusé dans les années 1970, Virginie, et plus récemment dans Le petit monde de Laura Cadieux. En plus des apparitions régulières au petit et au grand écran, la comédienne a aussi foulé les planches. Elle a tenu le rôle de Thérèse dans la comédie musicale Monica la mitraille de Michel Conte, présentée en 1968 à la Place des Arts de Montréal.

La fructueuse carrière d’Andrée Boucher la portera jusqu’en France, où elle joua deux saisons le rôle de Suzel Schulmeister dans la série Schulmeister, espion de l’empereur, au début des années 1970. La comédienne est également l’auteure de deux autobiographies, Quand je serai grande, je serai sage ainsi que J’ai choisi la vie. Elle y raconte notamment son combat contre la toxicomanie, l’histoire de ses thérapies et les passions qui l’animaient.

L’annonce du décès de la comédienne a immédiatement provoqué une vague d’émotion sur les réseaux sociaux québécois.

« Andrée Boucher nous a quittés en laissant derrière elle une imposante feuille de route et le rôle marquant d’Évelyne dans Des dames de cœur de Lise Payette », a souligné la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy, en offrant ses condoléances aux proches.

Andrée Boucher est la dernière du quatuor des Dames de cœur à rendre l’âme, après Luce Guilbeault, Louise Rémy et Michelle Rossignol.

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Notre choix : Titane | Amour, sexe, meurtres, et… huile à moteur ! - La Presse

Qu’on se le dise : le film lauréat de la Palme d’or du Festival de Cannes ne fait pas l’unanimité. Qu’on l’encense ou qu’on le décrie, Titane n’appelle aucune tiédeur et ne laisse aucun spectateur indifférent.

Marc-André Lussier
Marc-André Lussier La Presse

La beauté de l’affaire est qu’après avoir tétanisé la planète cinéma avec Grave, un premier long métrage lancé à la Semaine de la critique du Festival de Cannes il y a cinq ans, la cinéaste française Julia Ducournau n’a pas du tout policé son style pour le rendre plus « fréquentable » aux yeux des bonzes des ligues majeures. D’où la joie de voir une œuvre aussi puissante et radicale obtenir la Palme d’or, une distinction très rarement attribuée à un film de genre.

Cela dit, il est difficile de définir le genre de ce thriller dont le propos est justement de tout décloisonner.

Fascinée par les mutations, y compris celles qui peuvent s’opérer à l’intérieur même de l’esprit humain, aussi adepte du body horror, Julia Ducournau nous entraîne d’abord dans l’aventure métallique d’Alexia, une jeune adulte ayant été victime d’un grave accident dans son enfance. Le prologue de ce deuxième long métrage n’est d’ailleurs pas sans évoquer un élément de Grave. Avec une espèce d’arrogance pleinement assumée, Alexia se donne en spectacle à titre de danseuse dans un salon automobile où elle fait corps avec un bolide de feu.

On vous laissera découvrir ensuite les péripéties d’un récit original et survolté, parsemé de sexe, de mort et d’huile à moteur, au cours duquel la jeune femme devra se transformer pour avoir droit enfin à un peu d’amour. Car l’histoire de Titane est aussi celle de Vincent, chef d’un poste de pompiers, qui survit tristement dans un monde où un fils bien aimé est disparu depuis des années, et dont les enquêteurs n’ont jamais retrouvé la trace.

Une ferme volonté de provocation

Parsemé de scènes éblouissantes, Titane fait partie de ces films dont on sent chez l’autrice une ferme volonté de provocation, sans toutefois verser dans l’effet gratuit. C’est un peu comme si le Crash de David Cronenberg, auquel ce film fait inévitablement penser dans sa première partie, s’était allié à la fureur du cinéma de Gaspar Noé dans ses plus beaux jours. Avec, de surcroît, une trame musicale d’enfer, judicieusement utilisée.

PHOTO FOURNIE PAR ENTRACT FILMS

Vincent Lindon dans Titane, un film de Julia Ducournau

Aussi le récit mue-t-il vers autre chose à partir de la rencontre entre deux âmes en perdition, qui se raccrochent comme elles peuvent l’une à l’autre, quitte à se mentir à elles-mêmes. Ce faisant, Julia Ducournau propose un film aussi riche qu’inclassable, libre de toute morale et fluide de genres, qui hante l’esprit du spectateur bien longtemps après la fin de la projection.

Agathe Rousselle, une nouvelle venue, offre d’ailleurs une composition remarquable dans le rôle – très exigeant – d’Alexia, face à un Vincent Lindon qui, dirait-on, ne s’est jamais autant abandonné devant une caméra.

Dans la peau de ce sapeur-pompier qui entretient sa musculature à coup de piqûres de stéroïdes, l’acteur est tout simplement déchirant. Notons aussi la présence de Garance Marillier dans le rôle d’une jeune femme prénommée Justine, même prénom que celui du personnage qu’elle incarnait dans Grave.

Ce petit clin d’œil symbolique indique que Julia Ducournau, la deuxième réalisatrice à recevoir le plus prestigieux laurier du cinéma mondial, 28 ans après Jane Campion pour The Piano, est en train de construire l’une des œuvres les plus singulières et les plus fortes du cinéma contemporain.

En salle

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Titane

Thriller

Titane

Julia Ducournau

Avec Agathe Rousselle, Vincent Lindon, Garance Marillier

1 h 48

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Dr. Dre, Snoop Dogg, Eminem pour le spectacle de la mi-temps du Super Bowl 2022 - Le Journal de Montréal

NEW YORK | Les rappeurs californiens Dr. Dre, Snoop Dogg et Kendrick Lamar, ainsi que Mary J. Blige et Eminem, feront le spectacle lors de la mi-temps du prochain Super Bowl, prévu à Los Angeles en février 2022, a annoncé la Ligue nationale de football américain (NFL).

Ce plateau, composé de vieilles légendes du hip-hop de la côte ouest des États-Unis - Eminem vient de Detroit, et seule Mary J. Blige, l’unique femme, est née à New York - se veut approprié au public de la grande ville californienne, qui accueillera le 13 février 2022 la finale du championnat de football américain pour la première fois depuis 1993.

À eux cinq, les artistes comptent 43 Grammy Awards, a souligné dans un tweet la NFL.

Le Super Bowl, diffusé la saison prochaine sur NBC, est l’événement le plus regardé de l’année à la télévision américaine, malgré une audience en baisse à 96,4 millions de téléspectateurs en 2021. Cette baisse n’a pas empêché des recettes publicitaires record de 545 millions de dollars, selon une estimation du cabinet Kantar.

Depuis 2019, le show de la mi-temps, est produit par le groupe Roc Nation, fondé par le rappeur new-yorkais et désormais riche homme d’affaires Jay-Z.

Kendrick Lamar.

AFP

Kendrick Lamar.

Devenu un magnat de la musique, Dr. Dre, vieux compagnon de route de Snoop Dogg, a lui déjà produit tous les artistes qui seront sur scène avec lui.

En 2019, Jay-Z avait expliqué vouloir aider la NFL à dépasser la controverse qui avait suivi le mouvement de protestation lancé par l’ancien quarterback de San Francisco Colin Kaepernick en 2016, qui avait posé un genou à terre pour protester contre les violences policières contre les Afro-Américains. Ce geste lui a coûté la suite de sa carrière.

Mary J. Blige.

AFP

Mary J. Blige.

En 2021, c’est l’artiste canadien The Weeknd qui avait animé le spectacle de la mi-temps, après Jennifer Lopez et Shakira en 2020.

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​Musique classique: Yannick Nézet-Séguin dématérialisé - Le Devoir

Une nouveauté de Yannick Nézet-Séguin chaque semaine nous attend depuis le 24 septembre et jusqu’au 8 octobre. Des deux premières, entièrement numériques, l’une restitue des conditions exemplaires d’enregistrement et l’autre élargit nos horizons musicaux.

Vendredi dernier, Deutsche Grammophon publiait un couplage des Symphonies nos 1 et 3 de la compositrice américaine Florence Price par l’Orchestre de Philadelphie. Vendredi, Atma révélera le deuxième volet de l’intégrale des symphonies de Sibelius, avec la 3e Symphonie enregistrée à la Maison symphonique par l’Orchestre Métropolitain. Il n’existe aucun CD de ces nouveaux enregistrements du chef québécois. On ne peut pour le moment en prendre connaissance que sur les plateformes d’écoute à la demande ou par téléchargement. La raison est à peu près identique dans les deux cas.

Florence Price a composé quatre symphonies, et un album devrait être publié lorsque l’intégrale sera achevée. En ce qui concerne Sibelius, Yannick Nézet-Séguin n’enregistre qu’une symphonie à la fois. Publier un disque avec une œuvre de 30 minutes ne serait pas concurrentiel. Là aussi, au bout du compte, l’intégrale se retrouvera sur CD.

La Troisième de Sibelius avait été commentée lors de son enregistrement en concert en juin dernier. Nous avions noté un « surcroît de réverbération dû au remplissage très partiel de la salle ». Cette donnée, comme souvent, se révèle très favorable à la captation sonore. Voilà assurément, sur le plan technique, le plus bel enregistrement réalisé à la Maison symphonique de Montréal. Hélas, on ne peut même pas dire « notez vos réglages et gardez tout comme ça » puisque ces conditions (distanciation des musiciens et 250 personnes dans la salle) ne se reproduiront pas.

Dans l’enregistrement, on retrouve ce que l’on avait en salle : une articulation très nette et une vision très mélancolique du 2e mouvement, un peu à la manière du chef finlandais Osmo Vänskä, aux antipodes d’autres références comme le cartésien Olli Mustonen. La qualité de la captation sonore permet de goûter pleinement la finesse des nuances et la circulation des motifs entre les pupitres, par exemple au début du 3e mouvement. C’est très réussi.

Retour en grâce

Un disque Naxos paru en 2019 permettait de découvrir la 1re Symphonie de Florence Beatrice Price (1887-1953), de Little Rock, en Arkansas : la première partition d’une femme noire jouée par un orchestre américain (1933). Nous l’entendrons vendredi à la Maison symphonique.

Chez Naxos, Florence Price était défendue en première mondiale par le chef John Jeter à la tête de l’Orchestre de Forth Smith, ville de 86 000 âmes en Arkansas. Voilà précisément la considération dont jouissait 65 ans après sa mort Florence Price dans son pays.

Dans la foulée du mouvement Black Lives Matter, la compositrice paria est devenue une sorte d’icône, et sa musique est soudainement digne d’intéresser jusqu’à un des orchestres du « Top 5 » aux États-Unis. Yannick Nézet-Séguin a profité des remaniements de programmes liés à la COVID-19 pour diriger et enregistrer Florence Price à Philadelphie. Quand John Jeter et Naxos poursuivront leur œuvre de mémoire en publiant la 3e Symphonie, fin novembre 2021, ils trouveront face à eux cette musique défendue avec la luxuriance des coloris d’un orchestre imbattable.

La musique de Florence Price méritait pleinement que Naxos l’intègre et nous la révèle dans sa remarquable collection «American Classics». On ne sera jamais assez reconnaissants à l’égard de John Jeter et de son éditeur de leur courage pionnier. Florence Price chez Deutsche Grammophon ? Bien sûr, au même titre que DG a enregistré les symphonies de Stenhammar avec Neeme Järvi ou des symphonies de Milhaud avec Michel Plasson.

L’univers symphonique de Florence Price naît de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák (qu’elle cite dans sa 4e Symphonie) et de la musique de l’Anglais métis Samuel Coleridge-Taylor (1875-1912) qui intégrait des éléments des negro-spirituals et de danses traditionnelles dans ses œuvres. Price disait : « Nous nous éveillons au fait, riche de possibilités, que nous disposons déjà d’une musique folklorique dans les negro-spirituals — une musique puissante, poignante, irrésistible. »

Price joue sur la symphonisation de cette puissance avec sincérité. Après l’écoute des Symphonies no 1 (Jeter et Nézet-Séguin), no 3 (Nézet-Séguin et Jeter, à paraître) et no 4 (Jeter), nous pensons que la 3e Symphonie est la partition qui pourrait imposer la résurrection du nom de Florence Price au répertoire : l’inspiration, généreuse mais volontiers éparse, s’agglomère ici dans une structure efficace et concentrée.

Price // Sibelius

Symphonies nos 1 et 3. Orchestre de Philadelphie, Yannick Nézet-Séguin. DG. Depuis le 24 septembre. // Symphonie no 3. Orchestre Métropolitain, Yannick Nézet-Séguin. Atma. À partir du 1er octobre.

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Québec changera ses lois pour rehausser le contenu québécois sur les plateformes en ligne - Le Devoir

Le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, veut voir et entendre davantage de contenu d’ici sur les plateformes en ligne à la Netflix et ...