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Saturday, November 4, 2023

Gala de l'ADISQ | Des artistes n'ont pas le cœur à la fête - La Presse

Plus de 150 artistes et artisans de la musique appellent les lauréats qui monteront sur scène dimanche soir lors du gala de l’ADISQ à faire preuve de solidarité dans leur discours afin qu’ils portent la voix des autoproducteurs. Ces créateurs financent et gèrent eux-mêmes leurs enregistrements musicaux en dehors du réseau de maisons de disques.

Dans une lettre adressée aux nommés, les signataires déplorent que les membres de l’ADISQ qui ont choisi l’autoproduction soient tenus à l’écart du conseil d’administration et privés de vote lors des assemblées générales.

« Avec le gala, on célèbre le monde de la production, mais on tasse l’autoproduction alors que c’est rendu largement majoritaire », explique en entrevue avec La Presse Guillaume Déziel, ancien agent de Misteur Valaire et l’un des instigateurs de la missive. « Il y a un malaise ambiant ; il y a une réalité qui a changé, mais le système par lequel on gouverne ne tient pas compte de cette réalité-là. C’est problématique. »

La situation actuelle « permet de maintenir un modèle industriel canalisant une grande partie de notre argent public d’abord vers ses membres producteurs et non vers des artistes qui crèvent de faim », avertissent notamment les artistes signataires Daniel Boucher, Pierre-Philippe Côté (Pilou), Safia Nolin, Alexe Gaudreault, Sébastien Fréchette (Biz), Stefie Shock, Catherine Major, Joe Bocan, Steve Hill, Luis Clavis, Chloé Sainte-Marie et Philémon Cimon.

La présidente de l’Union des artistes, Tania Kontoyanni, son vice-président, Pierre-Luc Brillant, et l’ex-ministre de la Culture et des Communications Christine St-Pierre joignent aussi leur voix.

Au Québec, plus de 80 % des producteurs seraient des artistes-entrepreneurs.

La lettre ouverte, publiée sous le titre « Le tapis rouge de l’asservissement » dans Le Devoir samedi et consultée par La Presse jeudi dernier, se veut un appel à l’action de la part des récipiendaires qui empoigneront une statuette dorée dimanche soir. « Si tu as la chance de te retrouver face à un micro nostalgique de prise de parole, n’hésite pas à revendiquer devant un million de téléspectateurs que les artistes-entrepreneurs membres de l’ADISQ devraient, eux aussi, avoir le droit de voter et de gouverner pour prendre part à la destinée de notre industrie musicale. »

En raison de la « mainmise de l’ADISQ sur une bonne part des subventions de l’État », les artistes sont souvent contraints de signer avec un producteur « reconnu » et d’abandonner de « précieux droits », déplorent en outre les signataires.

La missive souligne que deux administrateurs de l’ADISQ — qui reçoivent des subventions — sont aussi membres du conseil d’administration de la SODEC — qui octroie ces mêmes subventions. Aucun artiste autoproducteur en musique n’y siège. Les décideurs « s’assurent ainsi que les producteurs demeurent d’incontournables intermédiaires entre toi et le public ; que, sans eux, tu ne puisses pas avoir accès aux subventions destinées à l’accélération de ta carrière », peut-on lire.

« Pouvoir choisir »

En entrevue avec La Presse, Dominique Lebeau, qui autoproduit ses albums solos sous le nom de domlebo depuis son départ des Cowboys Fringants en 2007, souligne à regret que David Bussières, porte-parole du Regroupement des artisans de la musique, soit le seul artiste — et autoproducteur — parmi les seize membres de la Commission de la musique et du spectacle de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC). Les commissions doivent être consultées pour tout projet de programmes d’aide financière dans leur domaine.

Il faut dire aux artistes : « Attention, tu joues une game plate pour les gens qui travaillent dans l’industrie. Peut-être qu’on devrait être mieux représenté et avoir plus d’espace si on veut collaborer avec ces gens-là… »

Dominique Lebeau

La SODEC a récemment réservé une enveloppe d’aide d’un million par année aux autoproducteurs, mais ceux-ci doivent être « incorporés » pour en bénéficier, ce qui disqualifie environ quatre artistes-entrepreneurs sur cinq.

Guillaume Déziel insiste : il n’est pas question de faire la guerre à la SODEC ou à l’ADISQ, « L’objectif, c’est que les deux univers, la production et l’autoproduction, puissent cohabiter. »

« C’est comme si on organisait une table sur le marché du travail avec les employeurs et les salariés, mais en excluant les travailleurs autonomes » rebondit l’auteur et rappeur Biz, qui a apposé son nom au bas de la lettre.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Sébastien Fréchette, alias Biz

Sébastien Fréchette, de son vrai nom, rappelle que le premier album de Loco Locass, Manifestif, ainsi que tous ses spectacles étaient autoproduits. « De plus en plus, les artistes se rendent comptent qu’ils font le gâteau, mais qu’ils n’ont pas la plus grosse pointe. »

Biz assure que Loco Locass a été bien servi par Audiogram, mais il précise que « ce ne sont pas toutes les maisons de disque qui ont cette éthique et cette qualité-là », d’où l’envie de se montrer solidaire envers les autoproducteurs. « Et à un moment donné, tu te demandes : veux-tu être matelot dans un paquebot ou capitaine de ta barque ? »

La démocratisation des moyens de production a induit une prise de pouvoir, observe-t-il : « J’ai le droit d’exister, j’ai le droit d’être reconnu, j’ai le droit d’avoir des subventions. »

L’autrice-interprète Joe Bocan, jointe par La Presse, explique avoir connu toutes les embûches de l’autoproduction et de la coproduction, notamment lorsqu’elle préparait un album pour enfants. « Ils trouvaient toujours une bonne raison pour ne pas le subventionner. J’ai dû tout faire moi-même avec zéro sou. »

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Joe Bocan

Selon elle, le musèlement des autoproducteurs dans la gouvernance de l’ADISQ est un symptôme d’iniquités structurelles beaucoup plus larges dans l’industrie de la musique. « Il y a un immense travail à faire, tout le mécanisme est à changer », dit-elle.

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L'univers des Cowboys Fringants prend vie dans «Pub Royal» - Le Journal de Montréal

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Thursday, November 2, 2023

Festivals | Green Day à Osheaga | La Presse - La Presse

Green Day se produira au parc Jean-Drapeau, le 3 août, un spectacle qui marquera le tout premier passage du célèbre groupe punk rock au Festival Osheaga.

L’organisation d’Osheaga s’est dite « ravie » d’annoncer cette première tête d’affiche, promettant rien de moins qu’« une soirée inoubliable de pur bonheur punk rock ».

Cela fait six ans que Green Day n’a pas offert de concert à Montréal. La dernière fois, en 2017, le trio de la Bay Area s’était produit à guichets fermés au Centre Bell.

Le passage de Green Day à Osheaga s’inscrit dans le cadre d’une tournée mondiale pour leur prochain et quatorzième album, Saviours, qui sortira en janvier. Le groupe a d’ailleurs lancé un premier single, la semaine dernière, The American Dream is Killing Me.

Les billets pour le concert du 3 août seront disponibles le 10 novembre, dès 10 h, sur le site internet d’Osheaga.

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Céline chez le CH: «Merci de nous avoir rencontrés, les gars!» - Le Journal de Québec

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  1. Céline chez le CH: «Merci de nous avoir rencontrés, les gars!»  Le Journal de Québec
  2. Céline Dion revient sur sa sortie en famille! | Hollywoodpq.com  HollywoodPQ
  3. Marie-Soleil Michon rend hommage à Céline Dion  Noovo Moi
  4. Céline Dion brise le silence suite à sa visite surprise dans le vestiaire du Canadien  Monde de Stars
  5. La présence des fils de Céline Dion à ses côtés contredit les rumeurs | Hollywoodpq.com  HollywoodPQ
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Céline chez le CH: «Merci de nous avoir rencontrés, les gars!» - Le Journal de Québec
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Wednesday, November 1, 2023

Françoise Sullivan – « Je laissais les rythmes affluer » au MBAM | L'importance des titres - La Presse

C’était un peu la fête de Françoise Sullivan lundi matin, jour de première neige en ville, alors qu’on présentait au Musée des beaux-arts de Montréal son travail récent. Patiente et généreuse, l’artiste a parlé de ses œuvres, de la vie et des changements climatiques. Résumé, en cinq citations, de l’artiste désormais centenaire.

« Dans les arts visuels, la peinture est la forme la plus importante. »

Françoise Sullivan est une artiste qui a expérimenté plusieurs médiums. On la connaît comme danseuse et chorégraphe – notamment pour cette mythique prestation de 1948, Danse dans la neige, dont les photos de Maurice Perron sont d’ailleurs présentées dans cette exposition qui s’ouvre aujourd’hui.

C’est toutefois sa peinture récente, de 2022 et 2023, qui a la part belle au Musée des beaux-arts, alors qu’on y propose l’exposition titrée Françoise Sullivan – « Je laissais les rythmes affluer ».

En conférence de presse, lundi matin, Françoise Sullivan a avoué qu’elle a toujours considéré la peinture comme étant le pilier des arts visuels, elle qui y est retournée dans les années 1980, après des cycles d’expérimentation.

« Je l’ai délaissée un certain temps dans ma carrière, a-t-elle dit, mais il fallait y revenir. »

« Regardez les titres. »

Pour sa série de 2022-2023, l’artiste conseille de bien lire les titres.

Ils ont été inspirés par Flaubert, car c’est ce qu’elle lisait l’été dernier, au moment de la création, a précisé la commissaire de l’exposition, Florence-Agathe Dubé-Moreau, qui a aussi raconté cette journée où Françoise Sullivan lui a présenté l’ordre d’accrochage des œuvres, avec leurs titres. « C’était tellement beau, les titres sont tellement littéraires », a dit Florence-Agathe Dubé-Morin, qui croyait recevoir un poème en les lisant la première fois.

Parmi ses toiles récentes, on trouve donc L’annonciateur des lunes, Tes éclairs m’éblouissent et On y sent la succession des âges.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Françoise Sullivan a précisé que dans cette série de toiles récentes, on retrouve « les couleurs de Flaubert ».

Quant au titre de cette exposition, « Je laissais les rythmes affluer », c’est l’artiste elle-même qui a ainsi décrit le mouvement improvisé de sa Danse dans la neige, dans un texte datant des années 1970.

« Ce titre symbolise le trait d’union entre la danse et la peinture », a précisé la commissaire invitée, Florence-Agathe Dubé-Moreau, car on retrouve le geste très fort dans l’ensemble de l’œuvre de Sullivan.

« C’est inspiré par l’été incroyable que nous avons eu. »

Il n’y a pas que Flaubert qui a inspiré Françoise Sullivan ; les évènements climatiques de l’été dernier ont guidé une partie du travail de celle qui s’intéresse à l’environnement depuis des décennies, et qui transpose ses inquiétudes dans son œuvre.

Elle a avoué lundi matin que sa production récente avait été très influencée par les séquences « de pluie, de tempêtes et de soleil ».

Pour moi, c’est impossible de ne pas aborder ce qui se passe dans le monde.

Françoise Sullivan

« Si je regarde ma vie, je vois que la création est importante. »

On a beaucoup parlé de Françoise Sullivan, en cette année marquant le 75e anniversaire de Refus global, dont elle est cosignataire.

Au début de l’automne, on a dévoilé cette immense murale qui se trouve sur la façade de l’hôtel Hyatt jouxtant le parc Émilie-Gamelin, à Montréal.

À Ottawa, une de ses œuvres fait partie de l’exposition Riopelle au Musée des beaux-arts du Canada. Les artistes, nés tous deux en 1923, sont membres fondateurs du groupe des automatistes.

Françoise Sullivan continue de créer quasi quotidiennement dans son nouveau studio qui se trouve à quelques minutes de marche de sa maison. Une des dernières toiles de l’exposition a été réalisée en 48 heures consécutives, « sans manger », a précisé sa créatrice.

« Le Musée a toujours été pour moi, depuis l’enfance, un lieu béni. »

Françoise Sullivan est un peu chez elle au Musée des beaux-arts de Montréal, qui lui a consacré une exposition au début de sa carrière.

Puis, en 2003, on y avait présenté une rétrospective dont le commissaire était Stéphane Aquin, devenu depuis directeur général du MBAM. Ce qui a fait dire à une Françoise Sullivan amusée que c’était assurément un signe qu’« il n’a pas trouvé ça trop difficile ».

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Entourant Françoise Sullivan, les deux commissaires de l’exposition, Stéphane Aquin et Florence-Agathe Dubé-Moreau. Derrière eux, l’imposante Hommage à Patterson (2003).

L’exposition se tient dans trois salles du sous-sol du musée, une grande, deux petites. En plus des photos de Maurice Perron et de sa peinture, on y trouve une série de pastels des années 1990 (récemment trouvés dans ses archives) et une grande sculpture, reconstitution d’une œuvre de 1968, ainsi que quelques pièces de la collection du musée.

Françoise Sullivan – « Je laissais les rythmes affluer », présentée à partir du 1er novembre, jusqu’au 18 février 2024

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Le costume d'Halloween de Heidi Klum a nécessité 2000 heures de travail par le Cirque du Soleil - Le Journal de Montréal

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  1. Le costume d'Halloween de Heidi Klum a nécessité 2000 heures de travail par le Cirque du Soleil  Le Journal de Montréal
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  3. Voyez les adorables costumes d'Halloween des enfants des stars  Noovo Moi
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  5. 15 vedettes hollywoodiennes qui se sont complètement transformées pour l'Halloween  7 Jours
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Québec changera ses lois pour rehausser le contenu québécois sur les plateformes en ligne - Le Devoir

Le ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, veut voir et entendre davantage de contenu d’ici sur les plateformes en ligne à la Netflix et ...