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Tuesday, November 30, 2021

Cirque du Soleil | Daniel Lamarre passe le flambeau - La Presse

Après 21 ans comme président et chef de la direction du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre passera dès mercredi le flambeau à celui qui a été son bras droit pendant la pandémie, Stéphane Lefebvre. Mais le flamboyant président ne quitte pas les bureaux de l’entreprise pour autant, puisqu’il y restera à titre de vice-président exécutif du conseil d’administration.

Josée Lapointe
Josée Lapointe La Presse

« Plus tard, si on me le demande, je dirai que l’accomplissement dont je suis le plus fier, c’est d’avoir assuré la relève », dit Daniel Lamarre, qui a travaillé aux côtés de Guy Laliberté pendant plus de 15 ans.

Homme de vision, il a piloté au cours de deux décennies les nombreux projets d’expansion du Cirque, souvent avec succès, parfois moins. S’il a consolidé la présence du Cirque à Las Vegas et réussi à créer un spectacle permanent en Chine, ses tentatives d’implanter le fleuron québécois à New York sont par exemple restées infructueuses.

Alors que l’entreprise établie à Montréal vient de traverser la pire crise de son histoire – 44 spectacles annulés et 95 % du personnel mis à pied en mars 2020 –, Daniel Lamarre a senti le besoin de lui assurer une transition douce et harmonieuse. L’annonce a été faite officiellement mardi après-midi, mais nous avons pu le rencontrer dans les bureaux du siège social du Cirque du Soleil lundi.

« Vous parlez à un gars très heureux aujourd’hui », nous a dit l’homme de 68 ans, qui a activement préparé le terrain pour son successeur.

Je passe le flambeau parce que je pense au long terme. Il y a juste une façon d’apprendre la job de CEO, c’est de l’être. Pour assurer l’avenir du Cirque pour au minimum les 10 prochaines années, ça prenait quelqu’un pour prendre la pôle. Et je l’avais sous la main.

Daniel Lamarre

Embauché par le Cirque du Soleil en 2016 comme chef de la direction financière, après avoir occupé ce poste chez CAE où il a travaillé pendant 20 ans, Stéphane Lefebvre a travaillé étroitement avec Daniel Lamarre pour naviguer dans les eaux houleuses de la pandémie.

« On est allés à la guerre ensemble, illustre Daniel Lamarre. On a vécu les tranchées pendant des mois. »

Il y a un an, le patron a recommandé que Stéphane Lefebvre soit nommé chef de l’exploitation, ce qui envoyait « un message clair » au conseil d’administration quant à la « transition de leadership » à laquelle il réfléchissait déjà.

« Et il s’est vraiment démarqué. Alors à la dernière réunion du C. A., j’ai recommandé qu’il devienne le président et chef de la direction du Cirque du Soleil, recommandation qui a été acceptée. On a aussi convenu, à leur demande, que je resterais comme vice-président exécutif du conseil. Ce qui signifie que je demeure à temps plein pour le Cirque, et que mon rôle va servir à faciliter la transition. »

Le meilleur des deux mondes

L’entreprise se retrouve ainsi avec « le meilleur des deux mondes », estime Daniel Lamarre, « parce qu’ils vont avoir un nouveau président et chef de la direction énergique pour plusieurs années à venir, et en même temps je serai là pour l’appuyer ».

Daniel Lamarre mettra encore à profit son carnet de contacts bien garni partout dans le monde, et son sens de la créativité toujours aiguisé. Bref, on est loin d’une retraite.

« Je demeure là, dans le bureau voisin, et je serai toujours disponible pour Stéphane. »

« Daniel, il n’arrêtera jamais de bouger », laisse tomber Stéphane Lefebvre. « Le processus est clair, comme CEO, tu deviens responsable de la business, ajoute-t-il. Mais ça va être facile de traverser dans son bureau, comme je l’ai fait 1000 fois dans la dernière année, pour lui demander conseil. Je suis super content, je me sens choyé, c’est un honneur et un privilège de devenir le président d’une compagnie comme le cirque. Et une chance incroyable d’avoir Daniel Lamarre qui reste pour m’aider. »

« Nous avons la chance d’avoir mis en place un plan de transition harmonieux qui assure le succès à long terme de l’entreprise, », a déclaré dans un communiqué Gabriel de Alba, directeur général et associé de The Catalyst Capital Group inc. et coprésident avec Jim Murren du conseil d’administration du Groupe Cirque du Soleil.

« Stéphane Lefebvre, qui travaille au Cirque du Soleil depuis 2016, a fait preuve de solides connaissances et d’un grand leadership tout au long du processus de transition et de l’acquisition par notre groupe d’actionnaires. Il assume maintenant la direction de l’entreprise, avec le soutien de Daniel Lamarre, et a l’entière confiance du conseil dans sa capacité à diriger l’organisation. […] Nous sommes heureux que cette nouvelle ère de croissance soit dirigée par une personne déjà bien positionnée au sein de l’organisation, qui croit en l’extraordinaire vision artistique du Cirque du Soleil, et qui saura nourrir cette vision et la porter vers de nouveaux sommets. »

La suite

Une transition sans animosité « comme souvent ça arrive » dans ce genre de situation, menée par « deux gars qui ont une belle complémentarité » : Daniel Lamarre ne peut demander mieux. Et elle assure même, selon lui, le maintien du siège social à Montréal.

« Non seulement il est maintenu, mais réaffirmé par cette nomination, précise-t-il. C’est important de lancer le bon signal. Moi, je n’ai jamais eu de doutes là-dessus, et je trouve le fun d’envoyer un autre message de stabilité. »

Mais c’est maintenant le temps de « passer à la prochaine étape », dit Daniel Lamarre. Alors que la machine du Cirque est repartie et qu’environ 2000 employés ont recommencé à travailler, 2022 sera consacrée à la « suite de la relance ».

« Il y a encore beaucoup de spectacles à relancer et c’est notre priorité numéro un, dit Stéphane Lefebvre. Ça, c’est à très court terme. Mais nous voulons aussi réaffirmer le leadership créatif du Cirque du Soleil, qui est son essence, et il faut déjà commencer à préparer des créations pour 2023, 2024. »

Par exemple, on présentera l’été prochain sous le chapiteau du Vieux-Port le spectacle Kooza, qui avait été créé en 2007, puis on « reprendra la cadence des nouveaux spectacles à Montréal à partir de 2023 ».

Ce qui est clair pour Daniel Lamarre, c’est qu’après avoir été « fragilisé par la pire crise de son histoire », le Cirque du Soleil en est maintenant sorti.

« On n’est plus fragiles, et aujourd’hui on a l’appui de nos actionnaires, et les ressources financières. On a une belle solidité qui nous permet de voir l’avenir de façon optimiste. »

C’est quand même une page d’histoire qui se tourne, mais pour lui, par question de regarder en arrière.

« Je ne suis pas un nostalgique, je regarde plus vers l’avenir, et quand je dis ça, je regarde mon collègue. J’ai eu la chance de le trouver, de le choisir, de l’appuyer dans cette nouvelle page d’histoire, et en plus l’entreprise veut que je continue à contribuer. C’est formidable. »

Cinq réussites

Nous avons demandé à Daniel Lamarre de nommer et commenter cinq réalisations dont il est particulièrement fier. Voici ce qu’il nous a répondu.

Création de Varekai

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Le metteur en scène Dominic Champagne entouré des clowns Sergei Volodine, Rodrigue Proteau et Romech Mourtazov lors de la création de Varekai, en 2002

« C’était le premier nouveau spectacle depuis mon arrivée. J’avais la chance d’observer aux premières loges le processus de création et d’apprendre du maître Guy Laliberté. C’était également le premier grand succès du Cirque du Soleil après le départ de Franco Dragone. Mise en scène de Dominique Champagne. »

Négociation avec les Beatles

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

La première du spectacle Love à Las Vegas en 2006

« Ce long processus avec Guy et mon collègue Robert Blain m’a appris à ne jamais lâcher pour atteindre les plus grands. Une belle réussite ! »

La création de sous la direction de Robert Lepage

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

à Las Vegas en 2004

« Un théâtre et une production qui dépassent l’imaginaire. Plein d’obstacles à franchir pour atteindre de nouveaux sommets. »

Ma rencontre avec James Cameron

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Sur le tapis rouge de Toruk avec James Cameron en 2015

« Avoir la chance de travailler avec James Cameron, l’un des plus grands artistes de la planète, pour la production du spectacle Toruk inspiré par le film Avatar. »

L’ouverture du nouveau spectacle Drawn to Life

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

La première du nouveau spectacle permanent du Cirque du Soleil à Orlando, Drawn to Life, le 18 novembre 2021.

« Notre toute dernière production, Drawn to Life, à Disney Springs à Orlando, symbolise pour moi le retour sur scène retentissant du Cirque du Soleil. Quelle œuvre exceptionnelle réalisée par Michel Laprise ! »

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Rihanna, héroïne nationale de La Barbade devenue république - TVA Nouvelles

La Barbade a fait de la superstar Rihanna l'un de ses héros nationaux, sitôt devenue mardi la dernière république en date née dans le monde.

• À lire aussi: La Barbade devient une république, marquant la fin de sa sujétion à la couronne britannique

• À lire aussi: Rihanna est officiellement milliardaire

Déjà indépendante du Royaume-Uni depuis 1966, la Barbade, île la plus orientale des Caraïbes à 300 km du Venezuela, a célébré sa transition vers un régime républicain après quelque quatre siècles de sujétion au souverain britannique.

La chanteuse et femme d'affaires, âgée de 33 ans et née à la Barbade, s'était déjà vue conférer en 2018 le titre d'ambassadrice plénipotentiaire de l'État insulaire, chargée d'en favoriser le tourisme, l'éducation et les investissements.

AFP

Rihanna a «fait rêver le monde entier avec sa quête d'excellence, sa créativité, sa discipline et par-dessus tout son engagement extraordinaire envers sa terre d'origine», a déclaré la première ministre barbadienne, Mia Mottley, devant les dignitaires rassemblés pour la cérémonie officielle durant laquelle la nouvelle présidente élue en octobre, Sandra Mason, a prêté serment.

«De la part d'un pays reconnaissant, et d'un peuple encore plus fier, nous vous présentons la personne désignée au titre de héros national de la Barbade, l'ambassadrice Robyn Rihanna Fenty», a poursuivi Mme Mottley en invitant la chanteuse de R&B à la rejoindre.

AFP

Le joueur de cricket Garfield Sobers, seul autre héros national de la Barbade en vie, a donné l'accolade à Rihanna qui portait un masque noir sur le visage comme la plupart des participants. Son nouveau titre lui sera conféré mercredi, a précisé la première ministre.

«Puissiez-vous continuer à briller tel un diamant et couvrir d'honneur votre pays par vos paroles et vos actions», a-t-elle encore dit, faisant ainsi allusion à l'un des plus grands succès de la chanteuse, «Diamonds» (2012).

AFP

Rihanna a fait une entrée fulgurante sur la scène musicale internationale en 2003. Elle a fait fructifier ses succès dans les bacs en un empire massif dans les secteurs de la mode et des produits de beauté et son talent entrepreneurial l'a catapultée parmi les super-riches.

Ses revenus éclipsent désormais ceux de superstars comme Madonna et Beyoncé.

Elle pèse 1,7 milliard de dollars, ce qui en fait l'une des plus riches musiciennes de la planète, avait annoncé en août le magazine spécialisé Forbes. Environ 1,4 milliard de sa fortune provient selon le magazine de sa marque de maquillage, Fenty Beauty, créée en partenariat avec le géant français du luxe LVMH.

Et en dépit du fait qu'elle n'a pas sorti d'album depuis 2016, la chanteuse garde une immense influence en ligne, avec plus de 100 millions d'abonnés sur Instagram et sur Twitter.

La cérémonie s'est déroulée en présence du prince Charles qui a reconnu «l'effroyable atrocité de l'esclavage» dont a souffert l'île durant la colonisation britannique. La cérémonie n'était pas ouverte au public, mais le couvre-feu lié à la pandémie a été suspendu pour que les habitants puissent profiter des festivités.

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Rihanna, héroïne nationale de La Barbade devenue république - TVA Nouvelles
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«Gringoire ne m'a jamais quitté» - Le Journal de Montréal

Plus de 20 ans après avoir accroché le manteau de Gringoire, Bruno Pelletier retrouvera l’an prochain le célèbre personnage de Notre Dame de Paris pour un dernier tour de piste à travers la province. 

Au bout du fil, le chanteur l’avoue sans détour : l’idée de retrouver Gringoire après autant d’années est, disons-le poliment, vertigineuse. 

« J’ai un peu la chienne », avance-t-il en riant. 

« Mais c’est normal : c’est parce que je prends ça très au sérieux. J’avais 36 ans quand j’ai donné vie à Gringoire pour la première fois et j’en aurai 60 l’été prochain. Je ne suis plus le même homme. Et Gringoire non plus, dans un sens. L’approche va donc être différente et je ne veux pas décevoir les gens. Il faut que je sois à la hauteur du souvenir », poursuit Bruno Pelletier. 

Soudés à jamais

Il faut dire que le chanteur et le personnage sont indissociables dans l’esprit de bon nombre de Québécois. On associe en effet plus les chansons Le temps des cathédrales ou encore Lune à Bruno Pelletier qu’à quiconque les ayant revisitées sur scène après lui. La bande originale et la captation du concert ont grandement contribué à les souder à jamais. 

Loin de lui l’idée de s’en plaindre. Au contraire, même. 

ENT-29 iem édition de Show du Refuge

Photo Capture d’écran,Youtube

« Gringoire ne m’a jamais quitté. Je fais des chansons de Notre Dame de Paris dans tous mes spectacles depuis les 20 dernières années ; je sais que les gens ont envie d’entendre Le temps des cathédrales et il n’est pas question pour moi de bouder leur plaisir ni le mien », confie-t-il. 

  • Écoutez la chronique d'Anaïs Guertin-Lacroix au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB Radio:

« Je suis extrêmement fier d’avoir participé à la création de ce qui est devenu le plus gros show de l’histoire de la francophonie. Notre Dame de Paris, ça a changé ma vie. C’est ce spectacle qui m’a mis au monde en Europe et à l’international, qui m’a permis d’aller chanter partout dans le monde. J’en serai éternellement reconnaissant », ajoute-t-il. 

En alternance

Il retrouvera ainsi les costumes de Gringoire, troubadour et narrateur de Notre Dame de Paris à compter de juillet prochain, d’abord à Moncton, puis à Ottawa, Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières. Dans chacune de ces villes, il défendra le rôle en alternance avec Richard Charest, qui l’a à ce jour incarné à plus de 1200 reprises à travers la planète. 

Cette idée de partager le rôle – une pratique courante sur Broadway, souligne-t‐il – l’a d’ailleurs convaincu d’accepter ce dernier tour de piste.

« Notre Dame de Paris, c’est un projet qui est très demandant. J’en suis sorti un peu amoché vocalement, à l’époque, alors il était hors de question de reprendre le rôle pour six à sept concerts par semaine. Et c’est à Richard Charest que j’avais passé le flambeau quand j’ai quitté, à l’époque. Alors j’aime l’idée qu’il me le repasse aujourd’hui », explique Bruno Pelletier. 

À noter que les sites des diffuseurs préciseront qui de Bruno Pelletier ou Richard Charest incarnera Gringoire pour chacune des représentations, histoire de bien guider les fans au moment d’acheter leurs billets. 

Notre Dame de Paris sera présenté à la Place des Arts de Montréal à compter du 10 août, puis au Grand Théâtre de Québec dès le 25 août.

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«Gringoire ne m'a jamais quitté» - Le Journal de Montréal
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Fin de «L'heure bleue»: trois deuils en un pour l'auteure et productrice Anne Boyer - TVA Nouvelles

Anne Boyer a vécu jusqu’ici deux deuils avec la fin de «L’heure bleue», téléroman qu’elle a coécrit avec son complice des 35 dernières années, Michel D’Astous. Elle s’apprête à en vivre un troisième, mardi soir, lors de la diffusion du 96e et dernier épisode à l’antenne de TVA. 

L’auteure et productrice a connu un premier deuil en mettant fin à l’écriture, en 2020, disant alors au revoir à Anne-Sophie (Céline Bonnier), Bernard (Benoit Gouin), Raphaël (Jean-Philippe Perras) et toute la bande de colocs. Puis il y a eu la tristesse liée à la fin du tournage, le printemps dernier.

• À lire aussi: Dire au revoir à la famille

Mardi, alors qu’elle a pris l’habitude de suivre les intrigues en direct avec les téléspectateurs lors d’un Facebook Live, elle va dire un ultime au revoir à la galerie de personnages qu’elle a fait évoluer pendant cinq saisons. La finale s'annonce lumineuse pour la plupart d'entre eux.

«C’est toujours un petit vertige quand tu écris les derniers mots. Les téléspectateurs s’attachent et nous aussi. Maintenant, ça va être le deuil de diffusion et c’est tristounet», a dit Mme Boyer, qui se trouvait alors à Québec avec Michel D’Astous pour une retraite d’écriture après 18 mois de pause.

PHOTO COURTOISIE

«On a déposé quelques idées pour de nouveaux projets, ça fait un an et demi qu’on n’écrit pas. C’est le plus long arrêt de notre carrière de 35 ans. On est vraiment contents de s’y remettre», a-t-elle relaté.

Le couple professionnel a eu une année grisante au chapitre de la production, avec des séries à venir comme «Nous» et «L’homme qui aimait trop» (qu’ils ont écrit), mais aussi avec la troisième saison du docu-réalité «Si on s’aimait» et des séries comme «Piégés», «Campus» et «Après». Leur boite Duo Productions avaient en effet choisi de repousser quelques tournages, l’an dernier, au plus fort de la pandémie, si bien qu’il y a eu du rattrapage à faire en un cours laps de temps.

Leur nouvelle série de huit épisodes, écrite depuis un moment, est «L’homme qui aimait trop». Elle va se retrouver à Noovo en janvier.

Michel D’Astous et elle ne renoncent pas pour autant au format téléroman, ou série annuelle, car sur 24 épisodes ils peuvent développer plus en profondeur leurs personnages et créer un attachement durable avec les téléspectateurs qui leur ont toujours été fidèles, à travers des projets comme «Sous un ciel variable», «Le retour» ou «Yamaska».

«On approfondit beaucoup, même avec peu d’épisodes, mais tu vas développer une seule histoire sur cinq épisodes comme pour notre série "Mon fils". Tu ne peux pas suivre plusieurs familles comme dans "L’heure bleue"», a dit Anne Boyer, qui a commencé à écrire avec Michel D’Astous en 1986. C’était pour «Jeux de société», qui a atterri en ondes trois ans après le début de sa gestation.

Anne Boyer demeure attachée à leur téléroman «Le retour», qui mettait en vedette Angèle Coutu, Rita Lafontaine et Julien Poulin. Diffusé de 1996 à 2001 à TVA, il présentait une mère qui avait quitté sa famille, comme l’a fait Anne-Sophie dans «L’heure bleue», bien que les circonstances étaient fort différentes.

«Madeleine partait parce qu’elle était écœurée d’être mère et venait de perdre un bébé. Anne-Sophie, elle, essaie de retourner au travail après la perte de son fils, mais c’est là qu’elle comprend que ça ne se passera pas. Elle a besoin de quitter pour se retrouver. Anne-Sophie et Bernard, face à un même drame, les deux ont une réaction complètement à l’opposé. Bernard tient le fort, le commerce, la famille, il était coincé au départ et avait besoin d’être fort pour survivre à la mort de son fils.»

Le tout dernier épisode de «L’heure bleue» est diffusé ce mardi, à 20 h, à TVA.

Dans une vidéo dévoilée lundi, les principaux comédiens de «L’heure bleue» remercient les téléspectateurs de leur fidélité. Mustapha Aramis, Céline Bonnier, Benoit Gouin, Frédéric Lemay, Sylvie Moreau, Alice Morel-Michaud, Noémie O’Farrell, Jean-Philippe Perras, Jean Petitclerc, Nico Racicot et Mylène St-Sauveur se prêtent au jeu.

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Marie-Nicole Lemieux | Chanter à en transporter des montagnes - La Presse

Entre un automne européen chargé et un hiver qui le sera tout autant, la chanteuse Marie-Nicole Lemieux revient quelques semaines au Québec pour recharger ses batteries et participer à deux projets artistiques qui lui tiennent particulièrement à cœur. Entretien avec la pétillante contralto, qui s’est notamment vu remettre le prix Samuel de Champlain le 25 novembre à la délégation du Québec à Paris.

Emmanuel Bernier Collaboration spéciale

« J’étais super honorée d’avoir ce prix-là », se réjouit la nouvelle lauréate de la récompense offerte chaque année par l’Institut France-Canada à deux personnalités culturelles de chacun des deux pays. Elle succède entre autres au pianiste Alexandre Tharaud et au chef Bernard Labadie, qui l’avaient reçue conjointement en 2015.

« C’était très émouvant. J’étais jumelée avec Michel Franck, le directeur du Théâtre des Champs-Élysées. C’est le premier qui a eu confiance en moi, qui m’a donné un grand rôle, le fameux Orlando furioso [de Vivaldi en 2003] avec Jean-Christophe Spinosi. C’est là que tout a démarré en France. »

Pour avoir démarré, ça a démarré ! Marie-Nicole Lemieux, ou simplement Marie-Nicole pour ses admirateurs, est l’une des artistes lyriques les plus appréciées dans l’Hexagone, notamment aux Champs-Élysées, où elle a participé à une trentaine de productions et où elle était de retour pas plus tard que samedi dernier pour fêter le 30e anniversaire de l’Ensemble Matheus avec le même maestro Spinosi.

L’accueil que le public m’a réservé, c’était incroyable. C’était comme en 2003 ! C’était une soirée formidable, avec plein d’amour. On a chanté du karaoké. C’était le fun, ça a parti dans tous les sens !

Marie-Nicole Lemieux

Du fun, malgré un public masqué ? « C’est drôle, je me suis rendu compte – notamment dans les avions – qu’on sourit beaucoup des yeux. Je trouve le moyen d’avoir de petits clins d’œil avec tout le monde », avoue la chanteuse.

Même si elle adore le public, Marie-Nicole Lemieux n’en reste pas moins – comme beaucoup d’artistes – une nerveuse chronique sur scène. Elle mentionne entre autres sa participation à Samson et Dalila de Saint-Saëns aux Chorégies d’Orange, l’été dernier, alors que, pour des raisons pandémiques, « seulement » 5000 personnes étaient réunies dans le célèbre théâtre extérieur datant du Ier siècle avant notre ère.

« J’ai manqué mourir de nervosité. Je veux être à mon meilleur alors c’est l’enfer, confie l’artiste jeannoise. Mais je considère mon stress comme un respect, car je ne considère jamais les gens comme acquis. »

Après 20 ans de métier, elle a néanmoins appris à vivre avec le trac, grâce notamment à une discipline vocale à toute épreuve – « Quand je sais que la machine est en route, ça va ! » – et à ses fidèles huiles essentielles – « Ma loge sent toujours le spa ! », dévoile-t-elle en riant.

À la défense de Berlioz

Le public montréalais pourra entendre Marie-Nicole Lemieux à la salle Bourgie mercredi dans un récital de mélodies de Brahms et de Massenet interprété en compagnie de son complice de longue date, le pianiste Daniel Blumenthal.

« C’est un programme particulier, explique la chanteuse. Le fil conducteur est l’amour, maternel d’abord avec l’opus 91 de Brahms, mystique avec les Chants sérieux [du même compositeur], charnel avec Massenet. C’est l’amour entre deux êtres, “de la tête aux fesses”, comme dirait Jean-Pierre Ferland. »

Elle retrouvera ensuite le chef Hervé Niquet et l’Orchestre symphonique de Montréal le 22 décembre pour chanter dans l’oratorio L’enfance du Christ de Berlioz, un compositeur pour lequel elle ne tarit pas d’éloges.

« Je suis connue pour faire partie des défenseurs de Berlioz, précise Mme Lemieux. Mais ce n’est pas nécessairement un compositeur “vocal”. Il faut l’aimer. »

Comme [le chef] Michel Plasson m’avait déjà dit, sa musique est fragile, c’est-à-dire qu’elle demande un interprète qui comprend sa musique et qui l’aime, parce que c’est une musique qui n’est pas évidente. Mais quand on l’aime et qu’on le comprend, ça transporte des montagnes.

Marie-Nicole Lemieux

« C’est très difficile de rater un Verdi ou un Wagner. C’est de la musique qui va quasiment toute seule. Mais il y a des compositeurs comme Berlioz qui ont besoin de soin. La ligne musicale est particulière. Vous n’avez qu’à comparer la Symphonie fantastique de Berlioz avec la Symphonie “Pastorale” de Beethoven, par exemple, qui va toute seul… C’est un monde, Berlioz ! Vous entendez que je l’aime beaucoup », conclut-elle en riant.

Au menu pour 2022 : une première Carmen et une première Cassandre (dans Les Troyens de Berlioz) sur scène, respectivement à Toulouse et à Munich. Plus un projet de disque chez Erato qui enthousiasme beaucoup la chanteuse, mais dont elle ne peut révéler le contenu pour le moment.

Et après ? « J’ai des contrats jusqu’en 2025-2026… Parfois, ce n’est pas évident avec la pandémie, la quarantaine, la pression, etc. J’espère toujours aimer ça, que l’instrument soit encore digne de faire cette carrière-là et que je garde ma flamme », se souhaite la musicienne en terminant.

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Temps des Fêtes: Legault évoque des rassemblements de 20-25 personnes - Le Journal de Montréal

François Legault table sur des assouplissements des mesures sanitaires afin de permettre jusqu’à 25 personnes par maisonnée durant le temps des Fêtes. Mais le variant Omicron pourrait venir casser le party.

• À lire aussi: Un premier cas du variant Omicron détecté au Québec

Le premier ministre a évoqué le besoin d’un répit pour la santé mentale des Québécois, lors d’un point de presse en marge de l’ouverture du Club Med de Charlevoix.  

«Moi, j’espère, honnêtement, avoir le OK pour que, pendant une petite période pour le temps des Fêtes, on soit capables de monter à 20-25 [personnes]. Mais, pour l’instant, je vais d’abord écouter les recommandations de la Santé publique.»  

C’est que l’arrivée du variant Omicron est encore trop récente pour que l'on en connaisse l’impact sur les hospitalisations. Pour le moment, le Québec compte 226 personnes hospitalisées en raison de la COVID-19, un «niveau contrôlable», selon le premier ministre.  

François Legault souligne que la large couverture vaccinale des Québécois lui donne toutefois bon espoir. «Pour l’instant, les choses vont bien. Mais là, il y a un nouveau variant. Il faut voir si le vaccin est efficace contre ce variant-là.» 

Québec devrait faire connaître ses consignes pour le temps des Fêtes en début de semaine prochaine. «On a beaucoup de questions, donc on espère avoir des réponses d’ici lundi pour être capables de dire clairement ce qu’on pourra permettre durant le temps des Fêtes», dit M. Legault. 

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C’est que l’arrivée du variant Omicron est encore trop récente pour que l'on en connaisse l’impact sur les hospitalisations. Pour le moment, le Québec compte 226 personnes hospitalisées en raison de la COVID-19, un «niveau contrôlable», selon le premier ministre.  

François Legault souligne que la large couverture vaccinale des Québécois lui donne toutefois bon espoir. «Pour l’instant, les choses vont bien. Mais là, il y a un nouveau variant. Il faut voir si le vaccin est efficace contre ce variant-là.» 

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