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Tuesday, September 28, 2021

Mort de la COVID-19 à 27 ans: son père implore les jeunes de se faire vacciner - Le Journal de Montréal

Le père de Kevin Smith-Chartrée, mort de la COVID-19 après deux semaines aux soins intensifs, considère que son fils serait probablement toujours vivant s’il avait été adéquatement vacciné et s’il n’avait pas refusé d’être soigné à l’hôpital de Saint-Jérôme.

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Kevin Smith-Chartrée est d’abord entré à l’urgence le 3 septembre, raconte son père, Mario Smith, en entrevue à Mario Dumont. 

«C’était une toux, c’était comme une grippe, le nez qui coule, une toux», se souvient-il. Selon lui, rien ne laissait présager que la maladie l’emporterait aussi rapidement. 

Le jeune homme, qui voulait voyager, avait reçu une première dose de vaccin à la mi-août, mais il a contracté la COVID-19 avant que le vaccin ne devienne efficace. Il était trop tard. 

Kevin est entré une première fois à l’hôpital le 3 septembre, mais est sorti quelques jours plus tard. 

«Il m’a dit: ''Pa, je suis sorti, je vais me guérir chez nous''. [...] Ce n’est pas eux autres qu’ils l’ont laissé sortir, il a signé un refus de traitement. Ce n’est pas un gars d’hôpital, il voulait sortir de là, mais s’il était resté, je suis sûr et certain qu’il ne serait pas là où il est aujourd’hui», soutient son père. 

Le jeune homme est rentré à la maison avec médication le 8 septembre. Dans la nuit du 8 au 9 septembre, la tempête inflammatoire s’est déchaînée et il a été transporté d’urgence à l’urgence. 

«La température est montée, les poumons ne respiraient plus. [...] Ils l’ont intubé, ça ne marchait plus pantoute», se désole son père.  

Résistance chez les jeunes

Malgré la peine, Mario Smith ne blâme pas son fils, mais constate que la résistance à la vaccination est étendue chez les jeunes du même âge.  

«Je dis aux jeunes: ''allez vous faire vacciner, c’est vraiment réel''. Ce n’est pas à prendre à la légère. [...] C’est tous les jeunes, ce n’est pas juste lui... Les jeunes de cet âge-là, ils ne veulent rien savoir du vaccin. [...] Il y a tellement de choses qui se promènent sur les réseaux sociaux, fait que les jeunes ne se font pas vacciner. J’en connais plein!» déplore Mario Smith. 

Il espère que la mort de Kevin pourra conscientiser ses amis sur l’importance de la vaccination et le danger réel de la COVID-19.

«Kevin, c’est un gars qui avait beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amis. Il y en a beaucoup qui n’étaient pas vaccinés dans [sa] gang. Si on ramasse 50% de ses chums, tant mieux. Avec ce qui est arrivé là, à voir Kevin souffrir comme ça, je pense qu’ils ont changé d’idée...» conclut-il. 

***Voyez son entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus. ***

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Mort de la COVID-19 à 27 ans: son père implore les jeunes de se faire vacciner - Le Journal de Montréal
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Diane Dufresne à Coup de cœur francophone - La Presse

Après une édition toute virtuelle en 2020, retour à la normale pour Coup de cœur francophone qui dévoile sa programmation ce mardi, et qui présentera 90 spectacles dans une quinzaine de salles montréalaises du 4 au 14 novembre.

Josée Lapointe
Josée Lapointe La Presse

Pour sa 35e année, Coup de cœur francophone présentera comme d’habitude tous les types de musique faite en français, du rock de Gazoline au trad des Grand Hurleurs en passant par le hip-hop de Connaisseur Ticaso et la pop de Caracol.

L’évènement laisse une large part aux artistes de la relève, tout en programmant des valeurs sûres et des artistes établis. Ainsi, c’est rien de moins que Diane Dufresne qui clôturera le festival le 14 novembre dans un contexte intime et inédit.

La diva se produira en effet un seul soir au Gesù dans un spectacle intitulé Diane Dufresne sur rendez-vous, espèce de conférence-spectacle où elle échangera avec le public et interprétera des chansons en formule piano-voix, accompagnée par Olivier Godin.

Parmi les autres valeurs sûres, notons Luc De Larochellière, qui célébrera au théâtre Outremont les 30 ans de son album Sauvez mon âme, et Mara Tremblay, qui présentera enfin à Montréal au Lion d’or les chansons de son album Uniquement pour toi, sorti il y a un an et demi, avec en première partie la chanteuse atikamekw Laura Niquay.

Coup de cœur francophone sera aussi une belle occasion pour entendre une foule de jeunes artistes qui ont peu eu l’occasion de se produire sur scène depuis le début de la pandémie. Ils seront seuls ou en plateau double, et parmi eux figurent Lou-Adriane Cassidy, Calamine, Thierry Larose, Comment Debord, Vanille, Ariane Roy, Nicolet, Valence, Kanen, Belle Grand fille, Mélanie Venditti, Carla Blanc, Les Frères Goyette, Beat Sexü, Matiu et Shawn Jobin.

En tout, ce sont plus de 250 artistes et musiciens qui participent à Coup de cœur francophone cette année.

Consultez le site de Coup de cœur francophone

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Diane Dufresne à Coup de cœur francophone - La Presse
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Famille décimée dans un accident à Beauport: l'enquête sur remise en liberté du chauffard reportée - Le Journal de Québec

Éric Légaré, le chauffard à qui l’on reproche d’avoir décimé une famille sur l’autoroute Dufferin-Montmorency au début du mois de septembre, a vu son enquête sur remise en liberté être une fois de plus repoussée.

• À lire aussi: Famille décimée à Beauport: 11 nouveaux chefs d’accusation déposés contre le chauffard

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C’est à la demande de son avocat, Me Vincent Montminy, que le dossier de l’homme de 43 ans a été reporté, puisque ce dernier a indiqué à la cour être en «attente d’un document» qui proviendrait d’une «ressource» qui a évalué son client.  

Lors de l’enquête sur remise en liberté, la défense doit offrir à la cour des garanties sérieuses visant à rassurer le tribunal et à assurer la protection du public pour que l’accusé, qui bénéficie de la présomption d’innocence, puisse reprendre sa liberté pendant les procédures.   

Me Montminy et le poursuivant, Me Pierre-Alexandre Bernard, ont donc convenu de reporter le tout au 30 septembre, toujours à la même étape.  

À cette date, la défense sera en mesure de dire si elle a reçu le document attendu et si elle pourra procéder à l’enquête sur remise en liberté.  

Rappelons que Légaré fait face à un total de 19 chefs d’accusation, dont conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions et délit de fuite.  

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Un documentaire officiel sur Céline Dion | La Presse - La Presse

Un long métrage documentaire officiel sur la vie de Céline Dion est en production et sera réalisé par Irene Taylor.

Émilie Côté
Émilie Côté La Presse

Le géant Sony en a fait l’annonce mardi matin.

« Conçu avec l’entière participation et le soutien de Céline Dion, le film retracera l’incroyable histoire de la vie de la chanteuse canadienne et les accomplissements de sa carrière, notamment les sorties d’albums emblématiques, les prix et distinctions, les tournées mondiales, et les résidences à Las Vegas », précise le communiqué de presse.

La cinéaste américaine Irene Taylor a réalisé récemment Moonlight Sonata : Deafness in Three Movements, qui portait sur son garçon et ses parents sourds. Elle a aussi déjà été nommée au gala des Oscars pour le documentaire (de format court) The Final Inch, qui avait pour sujet la lutte pour l’éradication de la polio.

« Je pense qu’Irene sera capable de montrer à tout le monde une partie de moi qu’ils n’ont pas vue auparavant… Je sais qu’elle racontera mon histoire de la manière la plus honnête et la plus authentique qui soit », a déclaré Céline Dion par voie de communiqué.

PHOTO FOURNIE PAR SONY

La réalisatrice américaine Irene Taylor

Sony Music Entertainment assure le financement et la distribution du film (via son contenu premium).

Rappelons que Céline présentera en novembre un tout nouveau spectacle au Resorts World Las Vegas. Elle doit y donner 10 représentations. Sa tournée mondiale Courage, qui a été interrompue en 2020 avec la pandémie, reprendra en Amérique du Nord et en Europe au printemps et à l’été 2022.

L’annonce d’un documentaire officiel sur la diva de Charlemagne a lieu deux mois avant la sortie d’Aline au Québec le 26 novembre. Le film réalisé par Valérie Lemercier s’inspire fortement, mais librement, de la vie de Céline Dion et de sa famille.

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Un documentaire officiel sur Céline Dion | La Presse - La Presse
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«Pourquoi ils l'ont pris lui et pas mon cousin Marcel?» - TVA Nouvelles

Richard Martineau se réjouit du recrutement du Nobel Sidney Altman par l’Institut de recherches clinique de Montréal et la faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Le biochimiste montréalais a reçu le prix Nobel de chimie en 1989 pour ses découvertes sur l’ARN, l’acide ribonucléique, utilisé dans des vaccins contre la COVID-19.

• À lire aussi: Un Nobel de chimie s’amène à l’UdeM

Le chroniqueur se pose une question toutefois. «Pourquoi ils l’ont pris lui et pas mon cousin Marcel?» 

«Marcel, il écoute souvent les vidéos des frères Tadros et il en connaît sur les vaccins, Marcel quand il parle des vaccins attends une minute, il en sait des choses!», lance le chroniqueur avec humour.

Ce serait la première fois qu’une université québécoise recrute un prix Nobel pour enseigner. Le professeur Altman, originaire du quartier Notre-Dame-de-Grâce, a donné son premier cours le 23 septembre par visioconférence.

Au cours de sa carrière, il a travaillé dans les prestigieuses université Harvard et Yale ainsi qu’au Massachusetts Institute of Technology (MIT)  

Voyez la chronique de Richard Martineau dans la vidéo ci-dessus.

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«Pourquoi ils l'ont pris lui et pas mon cousin Marcel?» - TVA Nouvelles
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Sophie Desmarais: sa lutte pour trouver le bonheur - Le Journal de Québec

Née dans une des familles les plus riches du monde, Sophie Desmarais raconte qu’elle a grandi sans affection dans un cadre somptueux, où le luxe et la démesure faisaient partie du quotidien. Elle décrit une enfance et une adolescence difficiles au cours de laquelle elle luttait contre les troubles alimentaires et faisait face au harcèlement, dans un témoignage qui fait la lumière sur cette période de sa vie, Tout pour être heureuse.

• À lire aussi - Entrevue avec Louis Garneau: les PDG ne sont pas invincibles

Fille du milliardaire Paul Desmarais – le fondateur du puissant conglomérat Power Corp, l’adolescente Sophie Desmarais a été envoyée dans un pensionnat, en Suisse, où ont commencé, raconte-t-elle, les pires années de sa vie. Elle a été victime de harcèlement et de 14 à 18 ans, traverse des années de cauchemar où elle est gravement anorexique.

Après des années de bataille contre la maladie, cette femme est aujourd’hui marraine de la Fondation Jasmin Roy, qui lutte contre le harcèlement et s’engage auprès des plus démunis.

Après une adolescence difficile, Sophie Desmarais est aujourd’hui marraine de la Fondation Jasmin-Roy.

Photo d'archives, Toma Iczkovits

Après une adolescence difficile, Sophie Desmarais est aujourd’hui marraine de la Fondation Jasmin-Roy.

D’entrée de jeu, Sophie Desmarais précise que son livre n’est pas un désir de revanche, et encore moins de vengeance. Elle le voit plutôt comme un témoignage intime et touchant, et un désir de prendre la parole et parler enfin d’années qui ont été pour elle traumatisantes. Même si elle vivait dans le luxe et que ses parents donnaient des soirées fastueuses.

Témoigner de son vécu

En entrevue, Sophie Desmarais parle de son expérience de vie avec simplicité. Ce dont elle témoigne peut arriver dans tous les milieux : être rejetée, ne pas être considérée, ne pas recevoir d’amour, être aux prises avec des problèmes de santé mentale, avoir de la difficulté à trouver de l’aide.

« Une des raisons pour lesquelles j’ai voulu écrire le livre, c’était justement pour enlever cette façon de penser que les gens qui sont plus aisés, qui ont une belle maison ou un portefeuille différent des autres, échappent à des souffrances », commente-t-elle.

« Pour moi, c’était vraiment important et ça m’a pris beaucoup de temps, énormément de réflexion et d’encouragements de mon chum et de mes enfants, même si je n’ai pas vraiment partagé tout ce que j’avais de caché à l’intérieur de moi. »

  • Écoutez la chronique de Michel Girard dès 6min40 sur QUB radio:

Le processus a été ardu. « C’était vraiment un exercice qui a été extrêmement difficile, psychologiquement et émotionnellement. Ça m’a pris beaucoup de temps avant de décider de le faire, même si je voulais le faire il y a bien longtemps. »

Cependant, elle ajoute qu’elle ne trouvait pas le courage. « J’étais dominée par la peur. La peur de dire les choses, la peur d’affronter des critiques ou quelque chose qui pourrait être néfaste ou faire du mal. Mais en fait, je réalise qu’aujourd’hui, j’espère être considérée, comme tous ceux et celles qui peuvent souffrir d’anorexie, ou de dépression, ou de pensées suicidaires. »

C’est sa première expérience d’écriture d’un livre. « Pour moi, c’était quelque chose de vraiment nouveau. C’est vrai que quand on commence à dévoiler des secrets, on se rend compte qu’on ne sait plus quand arrêter. J’approche mes 60 ans et Dieu sait qu’il y en a des secrets, au fil des années. »

S’impliquer et aider

Elle écrit sur ses expériences, ayant grandi ou vécu dans des pensionnats, privée de liens affectifs et d’encouragements. En travaillant de près avec la Fondation Jasmin Roy et en voyant tellement de gens souffrir de problèmes de santé mentale pendant la pandémie de Covid-19, elle s’est dit qu’il fallait qu’elle apporte son aide.

« Je ne sais pas si mon histoire peut aider. J’ai eu la chance d’être née dans la famille Desmarais, mais quelque part, je ne suis pas Lady Gaga, je ne suis pas une personne connue dans la société, dans le monde. Mais c’était important pour moi de faire connaître ma vérité au public. »

En librairie le 29 septembre.

EXTRAITS  

<b><i>Tout pour être heureuse</i></b><br> Sophie Desmarais<br> Éditions Michel Lafon, 232 pages

Photo courtoisie

Tout pour être heureuse
Sophie Desmarais
Éditions Michel Lafon, 232 pages

« J’ai vécu une grande partie de ma vie sans oser parler des années passées dans un pensionnat suisse lorsque j’étais adolescente, années qui m’ont tellement traumatisée que j’en suis restée longtemps malade. À cette époque, on ne parlait pas beaucoup d’anorexie et de problèmes de santé mentale, et pourtant, beaucoup de jeunes filles et de femmes adultes en meurent aujourd’hui. 

Depuis, je suis extrêmement sensibilisée par les personnes qui en souffrent. Il fut même un temps où l’on cachait ceux qui en étaient atteints. Heureusement, de nos jours on les soigne, on les intègre dans notre vie, on s’adapte à eux et c’est un grand progrès. Eux-mêmes osent en parler plus librement, sachant qu’ils trouveront une meilleure écoute qu’autrefois.

Ayant vécu ce que j’ai vécu, je sais combien il est capital d’accorder de l’attention aux jeunes en souffrance car c’est de cette aide que dépendront leurs capacités à devenir adultes et donc leur avenir. Pour avoir souffert d’anorexie sans pouvoir en parler, le soulagement n’est arrivé que tardivement, lorsque j’ai pu me confier, il y a quelques années à peine.

Il ne m’a pas été facile de me livrer dans cet ouvrage ; j’ai dû retrouver le fil de ma mémoire pour remonter les années et me replonger dans ma vie d’adolescente, d’abord au sein de ma famille puis à la pension et à l’université. Bien sûr, j’évoquerai mes parents et l’on comprendra que mon éducation et la personnalité haute en couleurs de ma mère ne sont pas étrangères à certaines de mes fragilités. »

– Sophie Desmarais, Tout pour être heureuse, Éditions Michel Lafon

Les valeurs de mon père

En novembre 2011, Sophie Desmarais était avec son père, le milliardaire Paul Desmarais lors d’une cérémonie officielle en l’honneur de sa mère, à Paris. Mort à 86 ans, le fondateur de Power Corporation, à la tête d’une fortune colossale, était un des hommes les plus influents au Canada.

Photo d'archives

En novembre 2011, Sophie Desmarais était avec son père, le milliardaire Paul Desmarais lors d’une cérémonie officielle en l’honneur de sa mère, à Paris. Mort à 86 ans, le fondateur de Power Corporation, à la tête d’une fortune colossale, était un des hommes les plus influents au Canada.

« À l’adolescence, je ne connaissais pas l’ampleur de l’entreprise paternelle, tout simplement parce que, nous les filles, en avions été éloignées. Enfant, ma vie au quotidien était relativement normale, elle ressemblait à celle de beaucoup de jeunes de mon âge. Peu de vêtements de marque, pas de dépenses somptuaires nous concernant. Mon père tenait à nous apprendre la valeur de l’argent. “Tout se mérite, l’argent ne tombe pas du ciel” disait-il. Mes parents étaient philanthropes, généreux avec les autres mais, vis-à-vis de moi, un sou était un sou ! On nous a aussi appris à respecter les autres, à ne pas juger ceux qui n’ont pas reçu autant que nous. Des valeurs essentielles qui ne m’ont jamais quittée. Encore aujourd’hui, je remercie mes parents de mes les avoir transmises. »

– Sophie Desmarais, Tout pour être heureuse, Éditions Michel Lafon

« L'argent ne tombe pas du ciel »

« A l’adolescence, je ne connaissais pas l’ampleur de l’entreprise paternelle, tout simplement parce que, nous les filles, en avions été éloignées. Enfant, ma vie au quotidien était relativement normale, elle ressemblait à celle de beaucoup de jeunes de mon âge. Peu de vêtements de marque, pas de dépenses somptuaires nous concernant. Mon père tenait à nous apprendre la valeur de l’argent. « Tout se mérite, l’argent ne tombe pas du ciel » disait-il. Mes parents étaient philanthropes, généreux avec les autres mais, vis-à-vis de moi, un sou était un sou ! On nous a aussi appris à respecter les autres, à ne pas juger ceux qui n’ont pas reçu autant que nous. Des valeurs essentielles qui ne m’ont jamais quittée. Encore aujourd’hui, je remercie mes parents de mes les avoir transmises. »

Problèmes alimentaires et poutine

« Personne ne m’a jamais parlé de boulimie et d’anorexie, personne ne m’a appris les gestes pour me faire vomir, ils sont venus tout seul, avec mon mal- être.

Je ne sais pas comment cela est arrivé. Je ne saurais même pas décrire ce qui m’envahit au moment de la crise. J’ai cette image en tête : une bouée de sauvetage comme meilleure amie dans l’eau d’une piscine. Je plonge pour la repêcher et la serrer fort contre moi. Une fois que je me suis réconfortée, je peux la rejeter pour aller la rechercher quand je retomberai au plus profond de mon mal être. Avec la nourriture, une de mes plus grandes difficultés est de trouver l’endroit et le moment où je pourrai vomir sans me faire voir ou entendre.

Très vite, l’anorexie va devenir pour moi le seul « espace » que je maitrise, où je peux contrôler une partie de moi-même. Comme tous ceux qui souffrent de cette maladie, car c’en est une, je vais connaître mon corps de mieux en mieux, savoir précisément ce que je peux ingurgiter, régurgiter en gardant toujours un minimum de nourriture pour « fonctionner », pour ne pas m’évanouir et risquer d’attirer l’attention sur moi. C’est terrible à dire mais, à cette époque, ma maladie est la seule chose que je maîtrise.

(...)

Quoi qu’il en soit, mes problèmes alimentaires n’empêchent pas mes parents de faire honneur à leur fameuse « cabane a hot-dogs » ! Chaque année depuis que je suis toute petite, - et ce « rituel » se poursuivra très longtemps- lorsque nous nous rendons à La Malbaie, après avoir atterri à Québec, nous montons dans la voiture et, sur la route, le chauffeur s’arrête systématiquement à la fameuse cabane à hot-dogs. À l’aller comme au retour, jamais nous n’avons fait le chemin sans faire honneur à cet endroit, le préféré de mes parents. On trouve ce genre d’établissement un peu partout au Canada, où l’on vous sert des hot-dogs, des hamburgers, des œufs au vinaigre et la célèbre et incontournable « poutine » canadienne. On pourrait imaginer que mes parents fuient ce genre de lieu où la cuisine n’est pas des plus raffinées. Pas du tout, ils adorent ! Ma mère commande des hot-dogs, de la poutine pour tout le monde, sans oublier un œuf vinaigre en plus pour mon père. On emporte tout dans la voiture. Il faut la voir manger le premier hot-dog... puis le second ! Elle les dévore et ensuite se lèche les babines avant de s’attaquer aux frites, tout en se régalant d‘un Coca Cola diet... pour se donner bonne conscience !

Elle s’empiffre devant l’anorexique.

Je la regarde vaguement écœurée, l’estomac noué, ayant du mal à mâcher mon pain qui refuse de descendre dans mon gosier. La moitié du hot-dog me suffit et je me débarrasse discrètement du reste. »

Mort à 86 ans

« Jamais je ne remercierai assez mon père de m’avoir mise à l’abri des vicissitudes de la vie grâce à son travail et à sa générosité. Et, aussi, de m’avoir permis de poursuivre ses actions philanthropiques. Nous sommes passés l’un à côté de l’autre, on ne s’est pas souvent serré dans les bras, mais je lui suis reconnaissante de me permettre de vivre sans inquiétude par rapport aux lendemains. Je ne suis ni blasée, ni ingrate : chaque jour je mesure ma chance d’avoir eu un père comme le mien. Mon père est mort le 8 octobre 2013, à 86 ans, chez lui...

J’ai accompagné mon père jusqu’au dernier moment. Mes frères, ma sœur ainsi que mon fils étions tous dans sa chambre, ma mère allongée auprès de son mari, très affectée par ce qui arrivait. Elle avait beau s’y attendre depuis plusieurs jours, elle pleurait sans réaliser que son mari n’était plus. Le lendemain, dans la presse, sur toutes les chaînes de télévision on ne parlait que de la disparition de mon père. Nous étions comme anesthésiés en regardant ces images bouleversantes. »

Importance de parler de la santé mentale

« À la Fondation Jasmin Roy/Sophie Desmarais, tout ce qui est lié au mal-être, à l’anxiété, la dépression, les dépendances, les tentatives de suicide est au cœur de notre réflexion et de nos actions. Une priorité.

La santé mentale est un sujet qui intéresse de plus en plus et qui, au Canada et aux États-Unis, commence à être abordé par des personnalités du show business, de façon très intelligente et pédagogique. En évoquant leurs propres problèmes, elles invitent ceux dont le mental est en souffrance à le faire à leur tour et elles aident le public à se saisir de la question. Par exemple, la chanteuse et actrice Lady Gaga en parle de manière accessible et forte, elle permet à ceux qui sont atteints de problèmes psychologiques de s’identifier à son combat et de se dire qu’ils peuvent en guérir.

Encore taboue il y a dix ans, la question de la santé mentale est abordée aujourd’hui de manière plus décomplexée, les réseaux sociaux ayant grandement facilité la circulation des idées et des témoignages. Si le travail que nous accomplissons sur le harcèlement scolaire et toutes formes d’intimidation a permis à certains de parler publiquement en communiquant sur leur souffrance et, à d’autres, de progresser dans la compréhension du problème, j’en serais profondément heureuse. »

– Sophie Desmarais, Tout pour être heureuse, Éditions Michel Lafon

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Victoria Charlton fait le saut à la télévision - TVA Nouvelles

Le phénomène Victoria Charlton se transportera sur la plateforme Vrai au début 2022. Dans «Évaporés : Victoria Charlton enquête», la jeune youtubeuse spécialiste du «true crime» investiguera sur des disparitions québécoises toujours irrésolues à ce jour, en répertoriant de nouveaux indices susceptibles de faire avancer les dossiers.

Victoria Charlton, 28 ans, précise vouloir garder secrètes, pour l’instant, les histoires dont elle traitera dans ce projet télévisé qui lui a été proposé par le producteur Urbania (en collaboration avec Québecor Contenu), et dont elle travaille sur le concept depuis deux ans avec le réalisateur Martin Paquette et l’équipe de production.

«On voulait parler de cas différents, qui ne sont pas surmédiatisés, explique Victoria. On parle souvent des mêmes histoires dans les médias, comme celle de Cédrika (Provencher), par exemple. On voulait aller toucher à des familles qui n’ont pas eu la chance d’avoir cette médiatisation. Il faut aussi qu’il y ait un aspect mystérieux.»

Photo Courtoisie, Émilie Hébert

Dans chacun des six épisodes de 30 minutes de «Évaporés : Victoria Charlton enquête», l’animatrice tentera d’aller au fond des choses en se déplaçant sur le terrain, elle qui était jusqu’ici habituée de s’exprimer seulement à travers les écrans.

Lors des tournages, elle est véritablement allée à la rencontre de l’entourage des personnes disparues pour extirper de nouvelles pistes à explorer afin de résoudre les crimes. Témoignages et images d’archives compléteront ses analyses, qui ne prendront pas la forme de reconstitutions, mais d’authentiques enquêtes pour remonter le fil des événements.

«J’étais super timide au début», rigole-t-elle.

Il sera en outre question, dans «Évaporés...», du «Missing White Woman Syndrome» (syndrome de la femme blanche disparue), phénomène sociologique accentué présentement par la mort récente de l’influenceuse Gabby Petito, et autres discriminations dans le traitement médiatique des affaires criminelles.

«Je trouve ça super important, j’en parle tout le temps sur ma chaîne, évoque Victoria. Par exemple, les hommes n’ont pas droit à la même couverture médiatique lorsqu’ils disparaissent. Quand des femmes blanches disparaissent, on en parle beaucoup dans les médias, le public s’y intéresse, mais quand ce sont des hommes ou des femmes de couleur, on n’en parle pas. On aborde beaucoup ça dans la série, et on ne parlera pas seulement de cas connus.»

Ce n’était qu’une question de temps avant que la popularité de Victoria Charlton ne l’amène à la télévision, un rêve qu’elle caressait.

D’abord devenue vedette de YouTube avec sa chaîne consacrée aux histoires de crimes, où elle s’est forgé en cinq ans un enviable bassin de 600 000 abonnés, la diplômée en études littéraires lançait un premier livre, «Gardez l’œil ouvert», en 2019.

En janvier 2020, elle faisait un tabac lors d’une séance d’autographes de ce même ouvrage en France, où un millier de personnes l’attendaient pour une dédicace sur les Champs-Élysées. Un deuxième tome de «Gardez l’œil ouvert» paraissait en janvier dernier. Icône dans son créneau, Charlton est également marraine de l’organisme Réseau Enfants-Retour et bénévole pour le Doe Network (qui relie sans but lucratif disparitions non résolues et personnes décédées non identifiées).

Nullement à court d’idées, la jeune communicatrice publiera par ailleurs un premier roman le 3 novembre, «Et tombent les têtes», coécrit avec Alexandre Soublière. Cette première fiction, un polar, se centre sur une jeune femme, animatrice d’un balado de «true crime», qui mène sa propre enquête. «Le personnage n’est pas moi, mais ça me ressemble un peu», ricane Victoria.

«Évaporés : Victoria Charlton enquête» sera disponible sur la plateforme par abonnement Vrai à l’hiver 2022.

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